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colloque sur la question fondamentale de l’application des exigences de la Convention internationale relative aux droits de l’Enfant à l’école,

mardi 27 février 2018, par Jeanne HILLION

Un colloque sur la question fondamentale de l’application des exigences de la Convention internationale relative aux
droits de l’Enfant à l’école, les 23, 24 et 25 mars à Lille

http://www.educationetdevenir.net/colloque-2018

Parmi les intervenants à ce colloque :
Sophie Graillat, Claire Brisset, Frédéric Jésu, Jean-Pierre Rosenczveig, Serge Tisseron, Érick Prairat BERNARD defrance
XXXIII colloque national
23, 24 et 25 mars 2018
LILLE
Lycée Hôtelier International 31 passage de l’Internationale
L’ECOLE ET DROITS DE L’ENFANT
Président : Françoise STURBAUT
Secrétaires Générales :
Delphine DUMONT —Céline GUILLOT
Trésorier : Jean François DELPORTE
http//www.educationetdevenir.net/

Quand on évoque les droits de l’enfant, de quoi parle-t-on réellement ? Derrière cette expression qui se voudrait galvaudée, quels sont, de fait, les sens de cette notion ? Ils se déclinent, et ce tout particulièrement depuis 1989, selon eux axes : celui de la protection et celui des libertés. En effet, la Convention internationale des droits de l’enfant pose, en lien avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la notion de protection spéciale due à l’enfant, d’« intérêt supérieur » de celui-ci.
Sa sécurité, sa santé, son intégrité -physique et morale -doivent être protégées. Parallèlement, ou plutôt concomitamment à cette protection, la défense des libertés de l’enfant est posée ’une façon explicite, que ce soit dans les domaines de l’expression, de la pensée, de la recherche d’informations ou encore de son origine culturelle propre. e droit à l’éducation est à la jonction des deux notions, à la fois protection de l’enfant et ouverture aux libertés, puisqu’il revendique, dans le respect de chacun, la construction et le développement ’une personnalité propre, visant à préparer un adulte libre, responsable et respectueux. L’École se doit donc de rendre en compte l’enfant dans sa globalité, ses spécificités (sociales, économiques, culturelles, physiques...) pour ‘amener à ce citoyen libre et éclairé, appelé de nos vœux. Ce disant, on prend conscience que la seule passation de compétences, la seule transmission de savoirs ne peut suffire.
Mais, sans véritable connaissance et reconnaissance de ’enfant, de ses origines, de ses besoins, de sa culture, pourra-t-on lui permettre une réelle appropriation des connaissances Sans mise en place progressive d’une marge d’autonomie et d’exercice de son libre arbitre, pourra-t-il devenir un citoyen responsable ?
Pourtant...Pourtant, un élève de terminale S a moins d’autonomie dans son quotidien Scolaire qu’un élève de maternelle. Pourtant, la convention internationale des droits de l’enfant est citée dans moins de 5% des règlements intérieurs des lycées et collèges. Pourtant, les enseignants voient souvent l’expression des droits De l’enfant comme un danger pour leurs propres droits. On pourrait multiplier les exemples dans notre système 2ducatif de méconnaissance des droits de l’enfant voire parfois de crainte à leur encontre. D’autre part, n peut citer les instances démocratiques (CVL, CVC...) dont ont été dotés les lycéens et aussi les collégiens, les Contenus disciplinaires (instruction civique, EMC, parcours citoyen, éducation aux médias...) qui font référence explicitement aux droits et obligations de chacun. Mais sont-ils réellement investis et mis en pratique par tous les acteurs, dans tous les temps et les espaces du parcours scolaire ? Si la parole de l’enfant se voit enfin reconnue et entendue, en droit, dans les instances spécialement prévues pour qu’elle s’y exprime, l’enfant est-il vraiment considéré comme un interlocuteur valable dans l’ordinaire de la classe où il passe le plus clair de son temps ?
Parallèlement, si la question du bien-être de l’enfant et de son épanouissement personnel constitue, au moins dans les intentions, une préoccupation nécessaire et légitime qui demande à être mieux prise en compte, ne risque-t-elle as, si elle n’est pas directement adossée à la question politique du bien commun, d’être interprétée exclusivement en n sens strictement individualiste.
A l’heure où émergent, un peu partout, des “écoles du bonheur”, n’est-il pas temps e réaffirmer la nécessité d’une “école citoyenne” ?Pierre Kahn écrit à propos de la déontologie enseignante : « ...les apories d’une école prise entre autorité et démocratie, communauté éducative et pluralisme des choix moraux, institution et professionnalisation, (...)De ces apories, la problématique naissante de l’éthique professionnelle enseignante est à la fois le symptôme et l’espoir incertain et partiel d’une solution. Ce sont bien ces mêmes aporiesques nous rencontrons, en miroir, en quelque sorte, dans notre interrogation sur les droits de l’enfant à ’École.
Les liens sont étroits entre déontologie des professionnels et droits de l’enfant puisqu’ils appartiennent à la fois aux valeurs et aux normes constitutives de l’éthique professionnelle : aux normes par la protection de l’enfant qu’elles induisent, aux valeurs par la force mimétique de la chose enseignée.
On peut se demander si notre École permet à l’enfant d’apprendre à exercer ses droits et à construire sa liberté citoyenne et plus particulièrement si les situations l’apprentissage installent réellement un milieu propice à l’émergence progressive de l’autonomie des enfants.
Autrement dit, n’y a-t-il pas un besoin de recentrage sur les finalités d’autonomie de l’action éducative au sein de l’École ? Intégrer les droits de l’enfant à la formation initiale et continue des personnels ne permettrait-il pas de donner une place plus forte et visible à la déontologie professionnelle et de dépasser les peurs fantasmées ?
De même, tendre ou faire vivre la notion de co-éducation (avec les parents, les associations, les structures culturelles...), ne pourrait-il pas permettre une approche plus globale et aussi plus décentrée (éloignée de la relation duelle) de l’enfant et de ses droits ?
La réforme du lycée permettra-t-elle de responsabiliser davantage le lycéen en l’autorisant à être avantage acteur de son propre cursus ?
Lui permettra-t-elle, à l’instar de nos pays voisins, de développer davantage es compétences plutôt qu’un seul transfert de connaissances ?
C’est à toutes ces questions que ces trois jours vont essayer, à défaut de réponses, d’apporter des pistes de réflexion pour nous permettre de faire avancer, ici et maintenant, la prise en compte réelle et polysémique des droits de l’enfant.
Chemin faisant, cela nous donnera peut-être le désir d’explorer des propositions concrètes au sortir du colloque. Cf. la convention relative aux droits de ’enfant adoptée à Genève par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et entrée à application en septembre 1990, le 6 septembre pour la France.
2Déclaration universelle des droits de l’homme, article 25.2 « La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans e mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale. »
Ce sont principalement les articles 12 à 17 et ’article 30 de la Convention relative aux droits de l’enfant qui posent explicitement chacun de ces droits. Cf. articles 8 t 29 de la Convention relative aux droits de l’enfant.
VENDREDI 23 MARS 2018
Lycée Hôtelier International
A partir de 13h30 : accueil des participants
14hOuverture du Colloque par les officiels
14h30 Conférence de Sophie GRAILLAT, la convention des droits de l’enfant
16h Conférence de Claire BRISSET, « droit des enfants d’aller à l’école aujourd’hui ».
19h30 Soirée festive au Lycée Hôtelier LHYL
SAMEDI 24 MARS 2018
Lycée hôtelier International
9h Discours croisés : :
Présentation d’une vidéo où des élèves (primaire, collège, lycée) évoquent les situations où le droit des enfants a été / ou non respecté à l’Ecole. Il sera demandé à Bernard Defrance —Jean Pierre Rosenczveig —une psychologue de réagir.
Débat animé par Thierry Tesson, IA IPR EVS.
10h15 Pause
10h30
Ateliers du samedi matin
12hRepas
14h30 Conférence Serge TISSERON « l’Ecole protège t-elle les enfants du numérique ? »
15h30 Ateliers du samedi après midi
18h00 Visite ville LILLE
DIMANCHE 25 MARS 2018 Lycée Hôtelier International
9h Conférence Dominique DESTOUCHE
10h Conférence Erick PRAIRAT « ce que peut L’éthique ».
11hSynthèse de npotre grand témoin et Clôture
PROGRAMME ATELIERS SAMEDI MATIN —THEMES DE REFLEXION

CHOIX 1CHOIX 2

Atelier 1 Bernard Defrance : Quelle formation aux exigences du droit pour les enseignants ?
Atelier 2 Jean Pierre Rosencveig : Quelle justice pour les mineurs ?
Atelier 3 Frédéric Jésu, Co éducation Pourquoi et comment l’enfant peut-il participer activement aux décisions-projets et aux politiques qui le concernent ? »
Atelier 4 Pédagogie active Parcours citoyen.
CLE ATELIERS SAMEDI APRES-MIDI —THEMES DE REFLEXION
Atelier 1 : Rachid Sadaoui Les explorateurs de l’engagement, un exemple de citoyenneté active chez les 14-18 ans.
Atelier 2 Slimane Kadri Co éducation ou alliances éducatives : ensemble on fait quoi ? CPE et Association Itinéraire
Atelier 3 Cécile Trémolières Justice scolaire, levier d’un climat scolaire apaisé
Atelier 4 Parole d‘école « la parole pour être et agir » expérience de l’école de Vitruve
Atelier 5 école et bidonville Unicef34

LIVRET ici

bibliographie

Claire BRISSET
Rendre justice aux enfants , Éditions Anne Carrière
15 millions d’enfants à défendre , Éditions Albin Michel, 2005
Claire Brisset, Bernard Golse,
L’École à 2 ans, une fausse bonne idée , Éditions Odile Jacob, 08/2006
Les Enfants et la Loi de la jungle , Éditions Odile Jacob, 2009
Catherine Dolto , Claire Brisset, Gérard Poussin , Pour ou contre la garde alternée ?, Éditions Mordicus, 2010

Sophie GRAILLAT
ustice pénale des mineurs : il est temps de réécrire l’ordonnance de 1945 Dans Journal du droit des eunes2016/4 (N° 354-355) L’intérêt supérieur des enfants comme considération primordiale Dans Journal du droit es eunes2014/8 (N° 338-339)Introduction Dans Journal du droit des jeunes2012/2 (N° 312) Décliner le principe de ’intérêt supérieur de l’enfant à l’aide d’obligations procédu-rales Les propositions de DEI-France Dans Journal du roit es jeunes2011/3 (N° 303)

Serge TISSERON
(https://sergetisseron.com/biographie/)

Le jour où mon robot m’aimera, vers l’empathie artificielle, Paris, Albin Michel (2015)La main, ’œil, l’image, Bry sur Marne, INA Editions (2014)
Un psy au cinéma, Paris, Belin (2013)
apprivoiser les écrans et grandir, Toulouse : Eres (2013)Fragments d’une psychanalyse empathique, aris, Albin Michel (2013)
Rêver, fantasmer, virtualiser, du virtuel psychique au virtuel numérique, dunod(2012) Les secrets de famille, Paris : PUF (2011)L’
empathie au cœur du jeu social.Paris : Albin Michel (2010)
Faut-il interdire les écrans ux enfants ?(en collaboration avec Bernard Stiegler), Ed. Mordicus. (2010)
Les dangers de la télé pour les bébés. oulouse : Erès (2009)
Qui a peur des jeux vidéo ?Paris : Albin Michel (avec Isabelle Gravillon) (2008)
Virtuel, mon amour. penser, aimer, souffrir, à l’ère des nouvelles technologies. Paris : Albin Michel (2008)

Bernard DEFRANCE
(http://www.bernard-defranc.net)

La violence à l’école, éd. Syros la Découverte, [1988] -7eédition revue et augmentée en 2009 préfacée par Stanislaw Tomkiewicz
Les parents, les profs et l’école, éd. Syros, 1993), éédition 1998
Le plaisir d’enseigner, éd. Quai Voltaire, [1992] -rééd. Syros 997, préf. Jean-Toussaint Desanti
Sanctions et discipline à l’école, éd. Syros La Découverte (préface de Jean-Pierre Rosenczveig) –éd. La Découverte, 3eédition en 2003
6eédition, 2009
La planète lycéenne, des lycéens se racontent, éd. Syros, 1996
Le droit dans l’école ou les principes du droit appliqués à l’institution scolaire
, éd. Labor (Bruxelles), 2000
Violences scolaires, les enfants victimes de violence à l’école, coauteur Pascal Vivet,
éd. Syros, 2000 Eirick PRAIRAT
Quelle éthique pour les enseignants ?, De Boeck, 2015
Les mots pour penser l’éthique, collection « Questions d’éducation et de formation », PUN -Éditions Universitaires de Lorraine, 2014
La morale du professeur, Presses Universitaires de France, 2013
De la déontologie enseignante, collection « Quadrige », Presses Universitaires de France,2009
La sanction en éducation, ollection « Que sais-je ? », Presses Universitaires de France, 2003rééd. en 2015
Questions de discipline à ’école, collection « Trames », Editions Erès, 2002rééd. en 2013
Sanction et socialisation. Idées, résultats et problèmes, collection « Pédagogie théo-rique et critique », Presses Universitaires de France,2001rééd. en 2002
Penser a sanction. Les grands textes, Editions L’Harmattan, 1999rééd. en 2005
La sanction. Petites méditations à ’usage des éducateurs, Editions L’Harmattan, préface de Philippe Meirieu, 1997rééd. en 2013
Eduquer et punir. Généalogie du discours psychologique, collection « Forum de l’IFRAS », PUN -Éditions universitaires de Lorraine, 1994

Jean Pierre ROSENCZVEIG
Place de la loi Junior, boîte de jeu sur la loi, Gallimard Jeunesse, 2015
La justice et l’enfant victime d’infractions pénales, ASH, 2015
La justice et l’enfant en danger avec Pierre verdier, ASH, 2015
Les enfants et la justice, Dalloz, 2013
Jean-Pierre Rosenczveig et Anne Bideault, Pourquoi je suis devenu juge pour enfants, Paris, Éditions Bayard, 2008, Directeur de collection et concepteur, Encyclopédie sur la protection de l’enfance, Édi-tions weka


Les 23, 24 et 25 mars

LHYL, Lycée hotelier-31 Passage de l’Internationale- 59800 Lille

Informations : educationetdevenirlille laposte.net

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