POIL DE CAROTTE

ASSOCIATION pour enfants tristes

Accueil > 5 - TRAVAILLEURS SOCIAUX > Travailler ensemble ? Des disciplines aux sciences sociales

Travailler ensemble ? Des disciplines aux sciences sociales

vendredi 19 septembre 2014, par Jeanne HILLION

En s’instituant comme disciplines universitaires, les sciences sociales ont posé la question de
la pluridisciplinarité, voire de l’interdisciplinarité. Ensuite, lors de l’entre-deux-guerres, des échanges
ont étayé les questionnements théoriques. Puis, dans la deuxième moitié du XXe siècle, ces sont des
pratiques communes qui ont scellé la pertinence de ces problématiques.

Mais la question de la
communauté ou de la diversité des approches ne se pose pas seulement en termes de disciplines. Au
sein de chacune d’entre elles, des cloisonnements souvent fondés sur des logiques uniquement
académiques ont pu stériliser la réflexion. Ils méritent d’être dépassés, d’autant que les circulations se
sont révélées plus larges. Nous savons ainsi à quel point l’intérêt pour les sciences expérimentales peut
être fécond s’il ne se réduit pas à usage métaphorique.

En dehors même du champ de sciences, les chercheurs ont eu à côtoyer d’autres membres de la cité,
notamment des créateurs. Là aussi, la rencontre n’est pas nouvelle, et la question du sort réservé à la
narration s’est posée dans toutes les sciences sociales. C’est l’importance de ces échanges, la richesse
de ces apports, le caractère aujourd’hui fondamental de la diversité des approches que ce livre
interroge à travers dix-neuf textes de scientifiques de toutes disciplines et celui d’un cinéaste et
écrivain habitué à travailler avec des chercheurs. Au-delà d’une évidente volonté épistémologique,
tout comme du parti pris de s’appuyer sur la pratique, le constat est cependant loin d’être aussi
optimiste que fut volontariste la démarche qui a conduit à ce que les auteurs se rencontrent. D’où la
question : travailler ensemble ?

Cet ouvrage propose vingt textes de praticiens de la recherche en sciences sociales qui s’appuient sur
leurs pratiques pour poser la question de la pluridisciplinarité et de ce que leurs méthodes empruntent
aux autres disciplines.

Vingt praticiens de la recherche, historiens, ethnologues, géographes, sociologues, mais aussi une
biologiste, un démographe et un cinéaste posent dans cet ouvrage la question de la pluridisciplinarité
dans les sciences sociales. S’appuyant sur leur pratique, ils comprennent à quel point leurs méthodes et
leurs questionnements empruntent aux autres disciplines et se retrouvent, en cela, fécondes.

Dans cet ouvrage à la forte dimension épistémologique, des historiens, des ethnologues, des
géographes, des sociologues, mais aussi une biologiste, un démographe et un cinéaste, vingt praticiens
de la recherche posent la question de la pluridisciplinarité au sein des sciences sociales. S’appuyant sur
leur pratique, ils comprennent à quel point leurs méthodes et leurs questionnements empruntent aux
autres disciplines et se retrouvent, en cela, fécondes. Mais ils constatent également avec lucidité les
limites de leurs démarches interdisciplinaires qui, loin d’être uniquement volontaristes, leur semblent
s’imposer au-delà de cloisonnements académiques qui n’ont plus lieu d’être.

SOMMAIRE

Avant-propos : approches croisées

Première partie : Champs et objets

Geneviève PREVOST : La population du biologiste.

Nadia LEPASTOUREL : Corpus et population en psychologie sociale.

Éric SAUNIER : Quand l’historien étudie les traites et les esclavages.

Bruno BERTHERAT : La mort de l’historien (France XIXe siècle).

Emilie LEGRAND : La mort du sociologue.

John BARZMAN : De quelques champs mouvants : les contemporanéistes aux États-Unis.

Deuxième partie : Méthodes et pratiques.

Clarisse DIDELON : Les barrières interdisciplinaires.

Philippe CORCUFF : Sciences sociales et pluralité des modèles d’historicité.

Pierre THOREZ : Faut-il savoir piloter un avion pour mener des recherches sur la géographie des
transports ?

Troisième partie : Échanges et coopérations.

Jean-Louis IZBIKI et Benjamin STECK : Construire une science à partir d’autres sciences : la
géographie.

Madeleine BROCARD et Sylvain PASQUIER : Quel partage du territoire ?

Bruno LECOQUIERRE : La pratique du terrain comme modalité de compréhension du réel – regards
croisés.

Sébastien BOULAY : Le terrain comme chantier de l’anthropologue : exemples d’enquêtes
ethnographiques menées dans l’ouest du Sahara.
Quatrième partie : Sociétés et diffusions.

Marie CARTIER : Réception des travaux de sociologues sur les milieux populaires.

Béatrice GALINON-MELENEC : Des signes-traces aux S-T. Des S-T à l’Homme-trace. Essai de
réponse aux inquiétudes d’un XXIe siècle.

Jérôme PRIEUR : Le cinéaste et les chercheurs : Dialogue autours de Le Mur de l’Atlantique, un
monument de la collaboration.

Pierre Victor TOURNIER : L’opinion publique face au crime : quelle place pour l’expertise
scientifique ?

Conclusion :

Christian CHEVANDIER : « Fécondité des méthodes ».

Les auteurs

John Barzman, historien, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI), UMR
6266/CNRS/université du Havre ; directeur du CIRTAI en 2012. Il travaille sur l’histoire sociale, notamment des
ports (les dockers), du mouvement ouvrier urbain et des migrations. Du point de vue des méthodes, il s’intéresse
aux sources orales. Sur ce dernier point, en une comparaison internationale, « Le Havre : mémoire de
l’immigration : que demande l’historien à la mémoire orale ? » et « conclusion », dans Calame F Castelain J.-P.
et Schmidt P. (sld), La mémoire orale. Rencontres ethnologiques de Rouen, MSA : PURH, 2007 ; « Origins of
comparative studies of dockers 1870-1920 » et « Table ronde sur le livre Dockworkers - International

Explorations in Comparative Labour History » dans Piétri-Lévy A.-L. Barzman J. Barré E.
(sld), Environnements portuaires-Port Environments, MSA : PURH, 2004).

Bruno Bertherat, historien, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Centre Norbert Elias (HEMOC). Il
travaille sur l’histoire du cadavre et de ses représentations, sur l’histoire de la médecine légale également. Il a
notamment publié plusieurs textes sur la Morgue à Paris au XIXe siècle ainsi qu’un article de micro-histoire sur
les attitudes devant la mort (« Ophélie à la Morgue : singularités et variantes dans les représentations du cadavre
au XIXe siècle », in Anne Carol & Isabelle Renaudet dir., La Mort à l’oeuvre.

Usages et représentations du
cadavre dans l’art, Aix-en-Provence, PUP, coll. Corps & âmes, 2013, p. 39-56).

Sébastien Boulay, anthropologue, université Paris Descartes, CEPED (Centre Population et Développement,
UMR 196 INED-IRD-UPD). Il mène des recherches sur les dynamiques sociales et politiques des sociétés ouestsahariennes,
abordées tant au prisme des objets et des techniques que sous l’angle de la littérature orale et de ses
nouveaux modes de diffusion. Il a codirigé plusieurs numéros thématiques de revues scientifiques et est l’auteur
de Pêcheurs imraguen du Sahara atlantique. Mutations techniques et changements sociaux des années 1970 à
nos jours, Paris, Karthala, 2013.

Madeleine Brocard, géographe (aménagement), laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) ; directrice du CIRTAI
en 1986. Ses recherches portent sur la construction des identités territoriales, notamment, sur le rôle que peut
jouer la réflexion prospective dans leur évolution. Elle a publié sous forme cartographique un premier essai sur
les "modèles d’estuaires" en Europe ("Le chorotype de l’estuaire européen", Mappemonde,N°3, 1995, pp 6-7) et
dirigé un livre d’aménagement avec la rédaction d’un chapitre sur la manière dont les différentes sciences
sociales abordent la structuration des territoires par les infrastructures de circulation ( "Transports et territoires",
Ellipses, 2009, pp 7-32).

Marie Cartier, sociologue, université de Nantes, laboratoire CENS (Université de Nantes)/ IUF. Ses recherches
sont consacrées aux classes populaires contemporaines saisies tant sur la scène du travail que sur la scène de la
résidence à partir d’une approche socio-historique et ethnographique ; elle peut ainsi s’intéresser aux conflits au
travail dans le secteur de la petite enfance. Elle a publié Les facteurs et leurs tournées : un service public au
quotidien, La Découverte, 2003, et La France des "petits-moyens" : enquête sur la banlieue pavillonnaire (avec I. Coutant, O. Masclet et Y. Siblot), La Découverte, 2008.

Christian Chevandier, historien, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) et Centre
d’histoire sociale du XXe siècle (CNRS/université Paris 1 Panthéon Sorbonne) ; ses recherches relèvent de
l’histoire sociale, celles du travail, des politiques sociales et des milieux populaires. Il a ainsi publié la biographie
d’un romancier anarchiste (La Fabrique d’une génération. Georges Valero, postier, militant et écrivain, Paris,
Editions Les Belles Lettres, collection « Histoire de profil », 2009, 434 p.) ainsi qu’une histoire sociale des
agents de police (Policiers dans la ville. Une histoire des gardiens de la paix, Paris, Gallimard, 2012, 1004 p.).

Philippe Corcuff, politiste, Institut d’Etudes Politiques de Lyon, laboratoire CERLIS (CNRS/Université Paris
Descartes). Ses recherches portent sur la sociologie de l’individualisme contemporain, l’épistémologie des
sciences sociales, les théories sociologiques contemporaines, la philosophie politique de l’émancipation et les
dialogues entre sciences sociales, philosophie et cultures ordinaires (cinéma, polars, séries télévisées, chansons,
etc.). Il a notamment publié récemment : Où est passée la critiques sociale ?

Penser le global au croisement des
savoirs (Paris, La Découverte, collection « Bibliothèque du MAUSS », 2012, 320 p.) et Polars, philosophie et
critique sociale (Paris, Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », 2013, 208 p.).


Clarisse Didelon
, géographe, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI). Ses recherches
portent sur les représentations mentales, en particulier celle du monde, et l’Europe dans le monde. Elle a
notamment été parmi les coauteurs de l’Atlas de l’Europe dans le monde, Paris, La Documentation française,
2008.

Béatrice Galinon-Mélénec, anthropologue de la communication, université du Havre, laboratoire IDEES-Le
Havre (CIRTAI). Elle travaille sur la question des traces et a publié notamment L’Homme trace :
perspectives anthropologiques des traces humaines contemporaines, Paris, CNRS éditions, 2011, et, avec Sami
Zlitni, Traces numériques. De la production à l’interprétation, Paris, CNRS éditions, 2013.

Jean-Louis Izbicki, physicien, université du Havre, laboratoire Ondes et Milieux Complexes (LOMC UMR
CNRS 6294) et Fédération Acoustique du nord-ouest et de l’Occitanie FANO2 (FR CNRS 3110). Ses recherches
concernent l’acoustique ultrasonore (cristaux phononiques ; évaluation non destructive par ultrasons) et il
s’intéresse à la transposition des concepts des sciences physiques vers les sciences humaines et sociales. Est un
des coauteurs de La physique pour les nuls, Paris, First édition, 2009.

Bruno Lecoquierre, géographe, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI). Ses recherches
portent sur le rôle des interfaces dans l’espace géographique (problématique plus particulièrement appliquée à
l’espace Sahara - Proche-Orient) et sur le voyage comme pratique permettant la confrontation avec la réalité et la
diversité du monde. Au travers de ces thèmes de recherche, les questions liées aux limites, aux espaces et lieux
de contact, aux lieux du tourisme sont particulièrement explorées. Il a publié notamment Parcourir la Terre – Le
voyage, de l’exploration au tourisme (Paris, L’Harmattan, 2008 et « L’usage du voyage en
géographie »,Géographie et cultures (n°75, automne 2010, p. 139-157).

Nadia Lepastourel, docteur en psychologie sociale, Université Rennes 2, Centre de recherches en psychologie,
cognition et communication (CRPCC-EA 1285), après avoir été membre du CIRTAI. Ses recherches relèvent de
la psychologie sociale de la communication : analyses de corpus et effets sur les jugements et attitudes, effets
médiatiques en psychologie et justice. Dans P. Castel, M.F. Lacassagne et E. Sales-Wuillemin, dir. Psychologie
sociale, communication et langage. De la conception aux applications, Liège, De Boeck, 2011, deux chapitres
qu’elle a co-écrits peuvent permettre de découvrir la psychologie sociale de la communication : N. Lepastourel et
B. Testé « Le style d’écriture des articles de presse peut-il affecter la présomption d’innocence ? » (p.263-275),
et N. Lepastourel et J. Mange « Communication et rapports intergroupes : Effets des marqueurs socio-langagiers
lexicaux sur les attitudes » (p. 247-261).

Emilie Legrand, sociologue, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) et laboratoire Dysola
(université de Rouen) ; ses recherches relèvent de la sociologie de la santé et portent notamment sur la fin de vie,
les soins palliatifs, et la sédation. Sur ce sujet, elle a ainsi publié « Quand la réanimation échoue : l’expérience
des familles », Sciences Sociales et Santé, n°1, janvier/mars 2010 et Servir sans guérir. Médecine palliative en
équipe mobile, Paris, Editions de l’EHESS, 2012.

Sylvain Pasquier, sociologue, université de Caen-Basse-normandie, CERReV (Centre d’Étude et de Recherche
sur les Risques et les Vulnérabilités) ; membre du M.A.U.S.S (Mouvement antiutilitariste en sciences sociales).

Les recherches portent sur la visibilité sociale, les modes contemporains d’appartenance et d’affiliation au
territoire, dans les associations et le voisinage et privilégient les perspectives des théories de la reconnaissance,
du care et du don. Il a dirigé le numéro 16 de la revue Mana, Qu’est-ce qu’une communauté ?, L’Harmattan,
2009 et est co-auteur de Regards d’infirmières sur la consultation d’annonce du cancer, Éditions Lamarre, 2014.

Jérôme Prieur, écrivain et cinéaste, est l’auteur d’une dizaine d’essais et a réalisé de nombreux films
documentaires qui explorent l’histoire, l’archéologie, les arts ou la littérature. Outre les trois grandes séries sur les
origines du christianisme "Corpus christi" (avec Gérard Mordillat), Jérôme Prieur a notamment réalisé plusieurs
films autour de la période de l’Occupation, dont "Le Mur de l’Atlantique, monument de la collaboration" (qui a
également donné lieu à un livre paru aux éditions Denoël), « René Char, nom de guerre Alexandre », « A propos
du procès Barbie », « Dieppe 19 août 1942 » ainsi qu’une adaptation du journal d’Hélène Berr, "Hélène Berr,
une jeune fille dans Paris occupé" qui a reçu en 2013 le Prix spécial du jury aux Rencontres d’Histoire de Blois.

Geneviève Prevost, biologiste, université de Picardie-Jules Verne, FRE 3498 EDYSAN (UPJV/CNRS), équipe
de biologie des phytophages et entomophages (BIPE). Champ de recherche : écologie évolutive : écologie et
évolution des interactions résistance-virulence dans les relations insecte hôte-insecte parasitoïde. Parmi ses
publications : Parasitoids of Drosophila. Advances in Parasitology, Vol. 70, Burlington, Elsevier-Academic
Press, 2009. Et, avec P. Eslin, A Cherqui, S. Moreau et G. Doury, “When parasitoids lack polydnaviruses, can
venoms subdue the hosts ? The study case of Asobara species”, in N..E. Beckage et J.M. Drezen, dir., Parasitoid
Viruses : Symbionts and Pathogens, Burlington, Elsevier, 2012, p. 255-266.

Eric Saunier, historien, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) et GrHIS (université
Rouen). Ses recherches relèvent de l’histoire sociale et culturelle, de la sociabilité (Franc-maçonnerie), des villes
portuaires et de l’esclavage atlantique. Il a notamment dirigé Figures d’esclaves : présences, paroles,
représentations, Rouen, PURH, Collection "Histoire et patrimoines", 2012, et publié « Paris et son bassin » in E.
Noël, dir., Dictionnaire des gens de couleur dans la France moderne, Genève, Droz, "Collection Bibliothèque
des Lumières", p. 358-472.

Benjamin Steck, géographe, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) ; directeur du
CIRTAI en 2005. Ses recherches relèvent de la géographie sociale, appliquée aux thématiques de la mobilité,
des transports, du développement territorial mais également de l’épistémologie de la géographie. Il a ainsi publié,
entre autres en 2011, "Flux et territoires : de la trace à la marque, une question de distance" in L’homme trace
(Béatrice Galinon-Mélénec, dir.),Editions du CNRS, p.249-270 et, en 2009, "Transport et développement", in
Transports et territoires, enjeux et débats,(Brocard Madeleine, dir.), Paris, Ellipses, p.125-156

Pierre Thorez, géographe, université du Havre, laboratoire IDEES-Le Havre (CIRTAI) ; ses recherches portent
sur la géographie des transports, notamment maritimes et aériens, et sur les mutations spatiales dans les Etats
post-soviétiques. Il a publié notamment « Aéroports, ville et espace urbain : le cas de Moscou », Belgeo, 2010,
n°1-2, p.109-118, et « Les enjeux portuaires de la Russie en mer Baltique », Territoire en mouvement, n°10,
2008, p. 49-59.

Pierre Victor Tournier, démographe au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CNRS/université Paris
1 Panthéon Sorbonne), chargé pendant trois décennies d’enseignement en mathématiques appliquées à l’Institut
de démographie de Paris 1. Ses recherches reposent sur l’application de l’analyse démographique au champ
pénal (études des populations et des événements qui les concernent). Il a notamment publié La prison : une
nécessité pour la République (Paris, Buchet-Chastel, 2013) et dirigé Une certaine idée de la criminologie.
Approche indisciplinaire du processus pénal (Paris, L’Hamattan, 2013).

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.