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84% des enfants vivent au domicile où s’exercent les violences

samedi 30 juin 2012, par Jeanne HILLION

Extrait de l’Analyse Globale
des données issues des appels au
« 3919-Violences Conjugales Info »
Année 2011

Fédération Nationale Solidarité Femmes

75 boulevard Macdonald

75019 PARIS

Tél. : 01 40 33 80 90

Fax : 01 40 33 12 14

www.solidaritefemmes.asso.fr

En 2011, le 3919-Violences Conjugales Info, plateforme d’écoute initiée et gérée depuis 1992
par la FEDERATION NATIONALE SOLIDARITE FEMMES, a traité 42 140 appels.

84% des enfants vivent au domicile où s’exercent les violences et y sont exposés.
15% d’entre eux sont maltraités par l’auteur des violences. 14% des victimes déclarent que leurs
enfants sont menacés (+2,6%/2010). 11% des victimes étaient enceintes au moment de l’appel.

Violences psychologiques (88%) et verbales (72%).

Les violences verbales et psychologiques
 [1]

L’augmentation du taux de révélation des faits de violences psychologiques et verbales se confirme
(+7% entre 2009 et 2011).

Les victimes signalent de plus en plus les injures (82% des victimes soit +6%/2010), le harcèlement
(55% soit +8%), les menaces (55% soit +6%), le chantage (38% soit +11%).

Ceci peut être en lien avec
la reconnaissance par le législateur des violences psychologiques (loi de juillet 2010) avec un meilleur
décryptage par les femmes de ces violences.

Dans 681 situations, la victime considère que l’auteur est atteint de « jalousie pathologique »
(contrôle, surveillance. etc.), soit le double des situations rencontrées en 2010.

Les violences sexuelles (viol conjugal, pratique sexuelle imposée, …)
Elles sont présentes dans 6% des situations. En 2011, le nombre de femmes ayant révélé des
violences sexuelles est en augmentation, ce qui montre l’impact de la campagne de communication
nationale sur le sujet.

Ainsi 433 femmes déclarent avoir subi au moins un viol conjugal (soit 36 femmes de plus qu’en 2010)
et 71 déclarent avoir été victimes d’une tentative de viol.
j Les violences économiques (8% des situations) et administratives (1% des situations) sont
également à souligner

http://www.solidaritefemmes.org/e_upload/pdf/extrait_analyse_donnees_2011-presse-comm.pdf

Il y a juste un détail qui gêne. Sans nier évidemment cette atrocité, Pourquoi violence conjugale est-elle synonyme de HOMME agresseur// FEMME victime. Où donc les hommes victimes peuvent-ils appeler ?

Il serait intéressant de tenir compte de la violence psychologique en tant que sujet principal et non comme ici comme une simple forme de violence. Lorsque l’on sait combien les conséquences sont destructrices... Et pour les enfants témoins aussi.

D’ailleurs quelle fâcheuse habitude de mélanger violence morale, violence psychologique et violence perverse ! A publier les chiffres de la violence dite psychologique, il se pourrait bien que la tendance HOMME/FEMME se renverse.

écouter cette émission :


Voir en ligne : 3919


* Plusieurs définitions existent sur la jalousie pathologique dite jalousie maladive

Selon Nabila Hamza, experte en Genre - Réseau National des Centres d’Ecoute des victimes de violence (ANARUZ) au
Maroc.

Suspicion constante, attribution d’intention non fondée, qui se traduisent par la surveillance des coups de téléphone,
l’emploi du temps, les relations avec la famille et les amis …

D’une façon générale, aucune explication rationnelle ne vient apaiser une jalousie pathologique car il s’agit ni plus ni
moins que d’un refus d’une réalité.

Selon, Nicolas Franck, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier en psychiatrie au Centre hospitalier universitaire
de Lyon.

- Dangerosité potentielle : risque d’agression physique, d’homicide ou de suicide (lorsque le conjoint le quitte)
- Croyance anormale (fondée sur des bases erronées et inaccessible aux arguments rationnels) que le conjoint est
devenu infidèle
- D’autres idées délirantes peuvent être associées : complot du conjoint contre le patient, tentative
d’empoisonnement, d’affaiblissement de ses capacités sexuelles ou de transmission d’une maladie vénérienne
- Le patient surveille son conjoint, se montre inquisiteur, irrité, agressif, voire menaçant ou violent
- Sa personnalité serait caractérisée par une faible estime de soi, un décalage entre ambitions et succès et une
grande importance accordée à son statut social


[1Parmi les victimes qui déclarent ces violences, 95.9% disent subir au moment de l’appel des violences
verbales et 96.4% des violences psychologiques.
Plus de 93% des victimes disent vivre en permanence ces violences8. Et 56% des victimes confient
vivre ces violences depuis plusieurs années.

Comme en 2010, la FNSF relève des indicateurs inquiétants relatifs à l’augmentation du taux de
harcèlement, de chantage et de menaces.

- Plus des 4/5ème des victimes déclarent être injuriées régulièrement (+6,1% par rapport à
2010)
- 55,2% des victimes déclarent être harcelées (+8, 1%)
- 54,5% des victimes déclarent subir des menaces (+ 6,4%)
- 38% des victimes déclarent être victimes de chantage (+ 11,2%)
- 13,8% des victimes déclarent que leurs enfants sont menacés (+ 2,6%)

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