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SOUFFRANCE du corps AU TRAVAIL : Travail que vaille

jeudi 16 février 2012, par Jeanne HILLION

Comment peut-on encore aujourd’hui perdre (de manière parfois littérale) sa vie à la gagner ? Quelles incidences l’évolution du monde (mondialisation, développement du tout numérique) peut-elle avoir sur cet élément, le travail, qui détermine une bonne part de notre rapport à la société ?

L’idée de proposer ce temps fort Travail que vaille ! est née de la rencontre avec le Collectif 18.3 et Marie Pezé. En les entendant parler de leur projet d’adaptation du livre de Marie, j’ai pris conscience de la force dramaturgique et des ressorts scéniques que le thème du travail, et ici plus précisément de la souffrance au travail, pouvait produire.
J’ai alors invité d’autres artistes à se joindre à nous sur ce thème qui, nous pouvons le constater, interroge nombre de créateurs contemporains ces derniers temps, sûrement de manière accrue par une actualité parfois tragique (la vague de suicide chez France Telecom ...) qui a pu mettre en lumière la violence d’un certain monde du travail.

C’est en imaginant cette programmation et le rassemblement de propositions mêlant le mouvement chorégraphié à la parole, que la question du corps au travail m’est apparue comme une évidence :

le corps étant à la fois ce que l’on aliène à son travail mais également ce qui peut lui donner toute sa noblesse. Le geste parfait d’un ouvrier peut apparaître d’une grâce inouïe, proche de la chorégraphie. Répété des milliers de fois par le même corps, ce même geste lui infligera des dommages sévères.
Pour cette première saison à la Ferme du Buisson, j’ai souhaité que les temps forts artistiques associent des temps réflexifs au sujet de notre société : de l’environnement au travail en passant par la révolution tunisienne.

Être au coeur du monde et interroger son actualité immédiate, ses bouleversements. Car je suis convaincu que les artistes sont des témoins et passeurs, que le théâtre est un lieu possible d’interrogation et d’expérience de l’humain.

Non pas un lieu où nous allons chercher la confirmation de ce que nous savons déjà mais un lieu de possibles, et de remises en question de ce qui nous semble acquis.

J’aime l’idée que des personnalités publiques, de grands témoins, nous accompagnent dans cette quête de sens. Pierre Rabhi et Edgar Morin par exemple lors du week-end TNT - Transformons nos territoires en novembre dernier, Jean Auroux et Marie Pezé aujourd’hui pour Travail que vaille ! offrant ainsi un échange entre la parole émanant du plateau et celle de la société civile.

Bon week-end à tous.

Vincent Eches

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sam 24 mars

14h - 21h Plus de croissance : un capitalisme idéal ...
exposition au Centre d’art contemporain

15h vernissage

17h - 20h30 La Borne
Principe Actif / Mémoire d’Images / installation multimédia
départ toutes les 30 min - durée 20min - au Grenier

15h30 - 18h30 Umbra Viventis, quand votre ombre prend vie* IMAC / installation interactive - en continu - à l’Abreuvoir

16h Une société de services
Françoise Bloch – Zoo Théâtre
théâtre, vidéo & musique / 1h05 - au Caravansérail

17h30 Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
Collectif 18.3 d’après Marie Pezé
théâtre & danse / 1h10 - à la Halle

19h Abattoir
Anne Théron & Claire Servant d’après Manuela Fresil
théâtre & danse / 40min - au Théâtre

20h45 table ronde : Le corps a ses raisons que le travail ignore
en présence de Marie Pezé, Jean Auroux, Fatima Elayoubi, Rachel Saada et des artistes présents ce week-end / au Théâtre

dim 25 mars

14h - 21h Plus de croissance : un capitalisme idéal...
exposition au Centre d’art contemporain

15h30 - 19h La Borne
Principe Actif / Mémoire d’Images / installation multimédia

départ toutes les 30 min - durée 20min - au Grenier

15h30 - 18h30 Umbra Viventis, quand votre ombre prend vie* IMAC / installation interactive - en continu - à l’Abreuvoir

16h Une société de services

Françoise Bloch – Zoo Théâtre

théâtre, vidéo & musique / 1h05 - au Caravansérail

17h30 Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
Collectif 18.3 d’après Marie Pezé
théâtre & danse / 1h10 - à la Halle

19h Abattoir
Anne Théron & Claire Servant d’après Manuela Fresil
théâtre & danse / 40min - au Théâtre

20h30 projection du documentaire Entrée du personnel
suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Manuela Frésil et la metteure en scène Anne Théron / au Cinéma


tarifs

— Pass Travail que vaille ! [1]

tarif Buissonnier 9 €

tarif étudiant 11 €
tarif réduit 14 € [2]/

plein tarif 21 € /

proposition supplémentaire 1 €

— Hors pass

- table ronde 5 € (sur réservation)

- projection-rencontre 3 € (sur réservation)

- exposition entrée libre pour les groupes, Buissonniers, moins de 12 ans, artistes / tarif réduit 1 € / tarif plein 2 €

- installations La Borne et Umbra Viventis entrée libre

comment venir ?

La Ferme du Buisson

c’est à 20 min de Paris Nation et 10 min de Marne-la-Vallée

RER A station Noisiel

A4 (depuis Paris) Porte de Bercy, dir. Marne-la-Vallée,
sortie Noisiel-Torcy puis Noisiel-Luzard

réservations

01 64 62 77 77 / lafermedubuisson.com

bar et restauration sur place

la Ferme du Buisson

allée de la Ferme
77 186 Noisiel


TABLE RONDE

Le corps a ses raisons que le travail ignore

en présence de Marie Pezé, Jean Auroux, Fatima Elayoubi, Rachel Saada
et les artistes présents ce week-end

animée par Philippe Guyard

sam 24 mars à 20h45 au Théâtre


Comment la souffrance au travail traverse les mots et les corps - dans ses causes et conséquences. Comment cette question est devenue médicale mais aussi politique, sociale et juridique. Protagonistes oeuvrant pour la reconnaissance et la réduction de ce malaise sociétal échangeront avec les artistes et le public au cours d’un temps de réflexion partagée.

Marie Pezé est psychologue clinicienne, docteur en psychologie, psychanalyste et psychosomaticienne. Elle créé en 1997, à l’hôpital de Nanterre, la première consultation Souffrance et Travail. Elle est notamment l’auteure de Travailler à armes égales : souffrance au travail, comment réagir ? (Pearson, 2011), Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (Pearson, 2008) et Le deuxième corps (La Dispute, 2002)
Jean Auroux, homme politique français, fut notamment maire de Roanne de 1977 à 2001. Ministre du travail du 22 mai 1981 au 29 juin 1982, il est l’auteur des lois Auroux, qui ont profondément transformé le droit du travail, mettant l’accent sur la responsabilisation des différents acteurs sociaux, salariés, syndicats et chefs d’entreprise.

Fatima Elayoubi était femme de ménage. Après avoir été patiente de Marie Pezé (la Fatima de Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés), elle a repris des études et est aujourd’hui auteure de deux livres : Prière à la Lune et Enfin je peux marcher seule... (éditions Bachari) pour parler à la place de ceux qui se taisent, ceux dont le travail est invisible.

Rachel Saada est avocate, spécialiste en droit social. Elle exerce au Barreau de Paris au sein du cabinet Saint Martin Avocats dont l’activité, pluridisciplinaire, est essentiellement dédiée aux salariés, à leurs syndicats et aux institutions représentatives du personnel.

Elle intervient au CNAM dans le cadre du CES de psychopathologie du travail sous la direction de Christophe Dejours. Elle a coécrit avec Marie Pezé et Nicolas Sandrey Travailler à armes égales paru chez Pearson en avril 2011.


Questions à Marie Pezé

> Qu’attendez-vous des artistes qui s’emparent du thème du travail ?

Je suis persuadée que la création parle bien mieux que le chercheur de la question du travail car les artistes sont des professionnels dont l’outil de travail est le corps. Nous devons beaucoup aux journalistes et aux artistes (cinéma, théatre, TV..) qui ont toujours, en ce qui me concerne, respecté les consignes de protection de nos patients et qui ont permis de parler des nouvelles organisations du travail.

> Vous évoquez régulièrement dans vos écrits le rapport entre corps et travail. Vous paraissez loin de la tradition philosophique (depuis Pythagore et notamment chez Descartes) qui oppose le corps et l’esprit. Comment l’expliquez-vous ?

Je ne peux pas opposer le corps et l’esprit car nous pensons avec tout notre corps et pas de façon désincarnée. Nous palpons, respirons, écoutons le monde et cette sensorialité nourrit notre pensée. D’ailleurs tout ce que l’Homme fabrique n’est qu’extensions de ses sens. Je n’introduis pas de hiérarchie entre la pensée et le mouvement car sans les gestes, partie invisible du mouvement, nous ne pourrions rien dire de qui nous sommes, ce que nous pensons, ni laisser notre empreinte sur le monde.

> Que pensez-vous de la situation actuelle du rapport au travail ? La multiplication des antennes Souffrance et Travail est-elle une bonne chose ou une mauvaise nouvelle pour notre société ?

La multiplication des consultations Souffrance et Travail ne peut qu’être la mise en visibilité de l’extension de la souffrance au travail, donc un énorme symptôme que c’est bien le travail qui est dégradé et malade dans ce pays. Si nous soignons le travail, ce réseau disparaîtra.


SPECTACLE

théâtre et danse

ILS NE MOURAIENT PAS TOUS
MAIS TOUS ÉTAIENT FRAPPÉS

Collectif 18.3 / d’après Marie Pezé - CRÉATION
sam 24 & dim 25 mars à 17h30

1h10 - à la Halle



« Vous voulez en savoir plus sur la souffrance au travail ? Il faudrait que vous entriez dans mon bureau, que vous preniez place sur cette chaise à côté de la mienne. Il faudrait que vous assistiez à la consultation avec moi. Que vous écoutiez. Vous pourriez ainsi entendre l’extraordinaire impact du travail sur le corps et sur le psychisme. Le travail peut sauver. Il peut tuer aussi. Êtes-vous prêt à entendre tout ce que les patients ont à dire sur leur travail ? Quoi qu’ils disent ? Je dois vous prévenir, vous n’en sortirez pas indemnes. Car ici, entre ces murs, sur mon territoire clinique, les pathologies sont criantes, caricaturales. Travail sous contrainte de temps, harcèlement, emploi précaire, déqualification, chômage, sont le lot quotidien des patients de la consultation Souffrance et Travail. »

Marie Pezé, apostrophe du livre Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés.

Au fil d’un travail conjoint avec Marie Pezé, le Collectif 18.3 a élaboré une pièce où danse et verbe traduisent sur le plateau la réalité sociale, psychologique et physique au coeur des témoignages rassemblés dans le livre Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés. Le mouvement et la parole deviennent un langage manifeste du verbe, quand parfois il ne suffit plus.

conception, mise en scène et scénographie Collectif 18.3 / comédiens Laurent Bellambe, Julie Laufenbuchler /

danseurs Malte Mager, Lilou Magali Robert, Shush Tenin, Barbara Caillieu / costumière Elisabeth Dordevic /

lumières Thomas Cottereau / en collaboration avec l’IMAC (école d’ingénieur Image, Multimédia, Audiovisuel et Communication) de l’Université Paris Est Marne-la-Vallée

production Collectif 18.3 / coproduction La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne La Vallée, Spedidam


« Nous avons décidé de ne pas choisir une adaptation littérale du livre de Marie Pezé, mais plutôt de mettre en parallèle sa propre histoire et les souffrances rencontrées par certains de ses patients qui nous ont le plus touchés. Ce qui nous intéresse est de traduire sur un plateau une réalité sociale, psychologique et humaine, sans tomber dans un théâtre documentaire ou voyeuriste, mais aussi pour nourrir l’écriture chorégraphique de notre corps social et notre corps intime, de nos postures physiques. La danse et le langage se mêlent tout au long de cette proposition. »

Le collectif 18.3


Questions à Marie Pezé

Marie Pezé, comment est né le projet théâtral/dansé autour de votre texte ?

Aviez-vous imaginé que ce sujet se retrouverait sur les plateaux de théâtre ?

« Je crois que la lecture d’Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés les a touchés. Ils ont pris contact, on s’est rencontrés, et j’étais partante pour qu’ils en fassent un spectacle car tous les projets sur cette question m’interessent. Depuis 2003 et mon handicap, tout ce qui arrive relève pour moi du miracle. Déjà de me resservir de mon bras, de pouvoir écrire, de voir une telle mobilisation autour de ce livre et tant de gens pour m’aider ; c’est certes mon livre mais c’est un livre sur le travailler ensemble. Et donc le travail collectif qu’il déclenche m’épate. »

dossier de presse


Depuis sa création, le collectif 18.3 a animé plusieurs ateliers de théâtre, danse contemporaine ou associant les deux, notamment en collaboration avec la Ferme du Buisson et ses partenaires sur le territoire.

Laurent Bellambe

J’ai 20 ans, je suis en DEUG d’Ethnologie : j’ai envie de comprendre le monde, de partir loin ; et puis rien ne se passe comme prévu : je deviens comédien. Olivier Medicus, Eric Ruff, Catherine Riboli, Brigitte Jacques,

Stanislas Nordey. J’ai 30 ans, je ne suis pas satisfait, je pars en Belgique. Groupov, Jacques Delcuvellerie. Je reviens, je travaille avec Christophe Bureau, la Compagnie des Possédés, Bérangère Jeannelle, je tourne avec
Cathy Verney. J’ai 35 ans, je rencontre Shush et c’est un nouveau tournant : je réalise qu’il me manquait quelque chose, l’autre pour trouver l’audace de prendre les rênes d’une création d’un bout à l’autre..
Julie Laufenbuchler

J’ai 6 ans je joue « La sorcière de la rue Mouffetard. » J’ai 6 ans et je sais que le théâtre sera ma vie. Mais il faut attendre d’ en avoir 18 pour quitter ses parents, la province et venir à Paris , rue Mouffetard. J’apprends le métier de comédienne, travaille avec Isabelle Nanty, Muriel Mayette, Eric Lacascade, Marc Adam, O Massaro, Alice Safran... Je tourne aussi pour la télé avec M. Hassan, P. Chaumeil, Eric Zonca , Marie Vermillard... À 25 ans, dans une mauvaise création, heureusement je rencontre Laurent ! On ne se quitte plus.

Malte Mager

J’ai 18 ans, je n’ai jamais su quoi faire mais j’ai toujours fait. Je change de pays, un monde s’ouvre. Je plonge dans l’architecture, je découvre l’ espace conçu, l’air qu’il me faut pour respirer. Je continue à faire, tout, dans tous les sens, architecture, espace, graphisme, design, réél, virtuel ... tant qu’il y a un chemin j’avance. J’ai 27 ans, je découvre la danse et l’espace scénique, ultime espace de conception. Tiens, il y en a d’autres qui travaillent comme moi... même langage, mêmes envies, eux le vivent de dedans là où moi je le pense de dehors. J’ai 34 ans, et si je venais jouer avec eux ...?

Shush Tenin

J’ai 25 ans, je quitte l’horticulture, je veux être danseur. Philippe Jamet, Michel Schweizer, Andy de Groat, Blanca Li, Heddy Maalem, Kamel Ouali, Patrick Le Doaré, Kristinne Sommerlade, Philippe Découflé, les Gens d’Uterpan, mais également au théâtre et au cinéma avec Jean-René Lemoine, Alfredo Arias, Bob Wilson et Enki Bilal. Être danseur : les créations, le travail de compagnie, le solo, les opéras, la vidéo, la transmission, la pub. Avant, après, sur, autour du plateau. La curiosité, la nécessité et le désir d’aller à la rencontre de l’autre. Enfin j’ai 40 ans : la rencontre avec Laurent, l’altérité comme un miroir.

Lilou Magali Robert

J’ai 21 ans, j’arrête la fac, je veux danser, enfin ! J’apprends, je tords, j’étire, je pointe, je rattrape mon corps et le temps. J’ai 25 ans, 1mois et 10 jours, premier jour de mon premier contrat en tant que danseuse avec Andy de Groat. Shush est là. Je respire, je m’envole, j’avance. Sur ma route, Philippe Genty, Françoise Murcia, Michèle Rust, Patrick Le Doaré, Mylène Benoit, Adrien Mondot, La Bazooka…Je m’exporte avec Amir Hosseinpour, Stijn Celis ou Jonathan Lunn, je rencontre l’opéra, le théâtre, les arts numériques, la danse-voltige…Je suis à ma place, je regarde autour, Shush est toujours là, dans son sillage Laurent et Julie, l’invitation à un nouvel engagement, le collectif. J’ai 37 ans, avec eux, je suis prête.

dossier de presse


SPECTACLE

théâtre & danse

ABATTOIR

Anne Théron & Claire Servant

d’après le scénario de Manuela Frésil – Entrée du personnel

sam 24 & dim 25 mars à 19h

40 min - au Théâtre


Abattoir met en scène deux hommes et une femme, ouvriers dans l’une des grandes usines de viande du nord-ouest de la France. Ils ont un destin commun : le travail les a usés jusqu’à l’os.

« Au début, on pense qu’on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s’obstine, on s’arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu’au jour où l’on ne tient plus. C’est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l’usine vous licencie. »

Un abattoir pour nous qui ne connaissons pas, c’est un lieu loin, où l’on met à mort les bêtes. Mais pour eux, pour ceux qui y travaillent tous les jours, c’est avant tout une usine, avec ses cadences, ses horaires, ses gestes répétés toutes les secondes, ses objectifs à respecter.

Pour Anne Théron, tout commence à la lecture du scénario de documentaire de Manuela Frésil, avec le choc provoqué par les mots de ces ouvriers. Ils sont malades dans leurs corps de ce que l’industrie leur demande de faire aux corps des bêtes, comme si les carcasses déchiquetées des animaux se fondaient avec les corps usés jusqu’à l’os de ces hommes. Abattoir c’est la mise en scène de la voix jaillissant de ces corps abîmés, détruits, malades, où l’ambition est de montrer que même usé, le corps continue à parler.

mise en scène Anne Théron et Claire Servant / scénario Manuela Frésil /
adaptation Manuela Frésil et
Anne Théron /

comédiens Edith Gambier, Christophe Malvault, Régis Rodier / son Jean-Baptiste Droulers /

lumière Philippe Morand / scénographie Barbara Kraft, Anne Théron, Michael Petit

une production de la Cie « Les Productions Merlin » / co-production Le Théâtre-Scène Nationale de Poitiers / Festival Court Toujours, avec le soutien de la Mairie de Poitiers .

sur le net : compagnieproductionsmerlin.fr


à noter dim 25 mars à 20h30 projection du documentaire Entrée du personnel
suivie d’une rencontre avec Manuela Fresil et Anne Théron au cinéma de la Ferme du Buisson

dossier de presse


Anne Théron – auteure, metteure en scène, réalisatrice
Elle publie quatre romans (Figures et Les Plaisirs et les Corps chez Buchet-Chastel en 1983, La Trahison de Frédégonde chez Grasset en 1987, Faire-Part chez Denoël en 1994). Elle met notamment en scène des pièces (La Religieuse – 2012, Andromaque – 2010, Amour/Variations – 2008…)

Claire Servant – chorégraphe

Pour sa compagnie Alice de Lux, implantée à Chauvigny, elle chorégraphie Presqu’île, Beaupartir, Le jardin d’Hélène, ainsi que Voilà 1, Voilà 2 Voilà beaucoup. En 1997, elle rejoint le Ballet Atlantique Régine Chopinot où elle interprète Saint Georges, Paroles du feu, Végétal, Les quatre saisons, La danse du temps et Chair-Obscur de Régine Chopinot, mais aussi Fait d’artifices de Françoise et Dominique Dupuy. Elle est interprète ensuite pour Mauvais genre d’Alain Buffard qu’elle assiste également dans le travail des Inconsolés (2005). Au-delà des activités de sa compagnie, elle est formatrice au Centre d’études supérieure musique et danse de Poitou-Charentes.

Christophe Malvault – comédien

Il se forme à la danse contemporaine auprès de Claire Servant (Cie Alice de Lux). À partir de 2003 il participe à l’atelier chorégraphique La face cachée qui interroge les notions de genres et de sexualité. En 2007 il rencontre Gyohaei Zaitzu, danseur et chorégraphe auprès de qui il se forme au Butô.

Edith Gambier – comédienne

Edith Gambier enchaîne des stages dont le premier avec Claire Lasne Darcueil avec laquelle elle travaille par la suite dans Un soir à Poitiers en 2006, Tout le monde peut pas s’appeler Durand en 2009. Avec la Cie La Base, dirigée par Dorothée Sornique, elle joue dans Angelo Tyran de Padoue et plus récemment dans XX.Europeana. Elle rencontre Jean Philippe Ibos – cie Atelier de mécanique générale et contemporaine – qui l’entraîne dans plusieurs créations dont Histoire(s) de la femme transformée en gorille (2005) et Mobylette (2003).

Régis Roudier - comédien

Il débute la danse contemporaine en 1991 à l’Université de Poitiers avec Isabelle Lamothe. En 1999, il découvre l’improvisation-spectacle et se forme auprès de Claire Filmon, Julyen Hamilton et Karim Sebbar. Il collabore depuis 2002 en qualité d’interprète aux spectacles de différentes compagnies et metteurs en scène de la Région Poitou-Charentes notamment la Cie Du Coq à l’Âne – Danièle Virloulet, la Cie Lapi-Lazuli – Cécile Magnien, la Cie Le Bruit du Frigo – Dinaïg Stall / Cédric Laurier et La Caravane K – Karine Jamet.


Tournées Cie Les productions Merlin

La Religieuse du 6 au 9 février 2012 – TU Nantes

du 6 au 24 mars 2012 – Théâtre Monfort ( Paris)

10 avril 2012 – Théâtre de Chelles

12 avril 2012 – Théâtre de Thouars

17 et 18 avril 2012 – Maison de la Culture de Bourges

Jackie du 31 mars au 3 avril 2012 – Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis

dossier de presse


SPECTACLE

théâtre, vidéo et musique

UNE SOCIÉTÉ DE SERVICES

Françoise Bloch / Zoo Théâtre

sam 24 & dim 25 mars à 16h

1h05 - au Caravansérail


Dans la suite logique de sa précédente création, Grow or go (et son plongeon dans la consultance en entreprise), Françoise Bloch et son équipe creusent à nouveau la question du monde du travail en prenant pour point de départ le milieu du télémarketing et ses jeunes opérateurs aux salaires précaires et aux conditions de travail résolument cadencées...

Nourris de documentaires et d’investigations sur le terrain, cinq acteurs pointent avec un esprit ludique la réalité de ces larges plateaux où, en rangs d’oignon, des jeunes (la plupart « débutants » professionnellement) appellent le monde entier pour vendre… à tout prix. Un portrait scénique volontairement fragmenté, où l’interaction jeu – vidéo - son questionne, non sans humour, l’intimité fragilisée de ces voix de la vente. Pour une critique, jusqu’à l’absurde, des conséquences sur l’individu d’un système fondé sur la croyance illusoire en une « croissance constante de la rentabilité », voire en un « progrès sans fin ».

Dans une telle perspective, quelle(s) valeur(s), quel(s) rêve(s) peut encore contenir le mot travail ?

Une question cruciale et cruelle que pose cette création sous des airs pourtant presque légers ou même anodins.

conception, mise en scène et scénographie Françoise Bloch / collaboration artistique Sébastien Foucault et Yaël Steinmann / écriture collective sur base de matériaux documentaires / avec Agathe Bouvet, Pierrick De Luca, Sébastien Foucault et Aude Ruyter (en cours) / enquêtes et enregistrements Pierrick De Luca /

direction technique Benoit Gilet / vidéo Yaël Steinmann et Damien Petitot /
lumières Marc Defrise /

réalisation sonore Jean-Pierre Urbano / chant Alberto Di Lena

une création de Zoo Théâtre en coproduction avec L’ANCRE (Charleroi) / avec le soutien Théâtre & Publics et de ESACT et l’aide du Ministère de la Communauté française Wallonie Bruxelles (Service du Théâtre)


Françoise Bloch – metteure en scène

Depuis 2006, Françoise Bloch et sa compagnie Zoo Théâtre poursuivent une recherche sur les rapports entre théâtre et réalité. Leur dernier spectacle, Grow or Go, réécriture scénique à partir du documentaire éponyme de Marc Bauder a été présenté en 2009-2010 à Bruxelles, Liège et Charleroi, et nominé dans la catégorie Meilleur spectacle aux Prix de la Critique 2010. Durant la saison 2010-2011, elle développe avec son équipe, toujours sur base d’enquêtes et de matériel documentaire, différentes courtes formes qui donnent naissance, cette saison, à la création de Une société de services. Parallèlement à son travail de metteure en scène et de façon totalement intégrée à celui-ci, Françoise Bloch enseigne de façon régulière au Conservatoire de Liège (ESACT). En 2011, elle est également chargée de cours au RITS - Erasmushogeschool Brussel et elle enseignera en 2012 à l’école du Théâtre National de Bretagne (TNB).

Compagnie Zoo Théâtre

L’association Zoo Théâtre a été fondée en 1997 à Liège par Françoise Bloch. La compagnie présente en alternance des créations de spectacles et des reprises et effectue des tournées tant en Communauté française qu’à l’étranger. Elle organise aussi des ateliers de recherche, de création ou de formation pour acteurs. La compagnie travaille en partenariat avec notamment le Théâtre National, le Théâtre de La Place, le Théâtre de l’Ancre et le Théâtre Les Tanneurs. Parmi les spectacles crées, citons :

Histoires d’un autre temps (1998 – reprise 2008), La Demande d’emploi (2003), Dramuscules (2004), Ella (2007), Grow or go (2009), Une société de services (2010).

dossier de presse


INSTALLATION

installation interactive - en avant première

LA BORNE

Principe Actif - Mémoire d’Images

sam 24 de 17h à 20h30 & dim 25 mars de 15h30 à 19h

départ toutes les 30 min / durée 20min - au Grenier


Nous sommes en 2O17…

Désormais, dès que vous perdrez votre emploi, vous pourrez en retrouver un autre (si vous souhaitez conserver votre nationalité française et vos droits civiques) en vous adressant à La Borne bientôt en service dans tous les lieux publics. Grâce aux informations que l’Etat a collectées sur vous, La Borne tracera votre profil et vous fera immédiatement passer un test, pour évaluer vos capacités à exercer la profession que vous propose son réseau d’entreprises partenaires.

Ce système réglera votre problème d’emploi en 3 minutes, en vous donnant un métier, avec l’assurance qu’en cas d’échec, La Borne prendra à sa charge les frais de transports jusqu’à la zone de recyclage.

La Ferme du Buisson se transforme en un espace dédié à votre avenir professionnel. La Borne est partout autour de vous. Approchez-vous, écoutez, laissez-vous surprendre. Ici, on vous cherche un emploi, répondez à quelques questions, et en 3min, vous découvrirez votre nouveau métier. Gare à vous si vous échouez, vous serez directement acheminé vers la zone de recyclage…

Conjugué au futur proche légèrement anticipé, découvrez, à travers ce dispositif interactif, les nouvelles règles d’un monde où les valeurs lucratives et sécuritaires l’auraient emporté sur tout autre considération, où tout serait enfin contrôlé, régulé, rentabilisé.

Oh, bien sûr, ce n’est que de l’anticipation… Imaginons !

concept Benoit Nguyen Tat, Pierre Diot, Stéphanie Sphyras et Guillaume Cremonese / réalisation Stéphane Sphyras et Benoit Nguyen Tat /

directeur de production François de Galard / direction artistique Anseau Delassalle / musique Serge Leonardi / production Mémoire d’images – Principe Actif

sur le net : la-borne.org - principe-actif.org / les vidéos sont aussi à voir sur Youtube


Principe Actif a été fondé en 2001 pour monter des auteurs vivants, mettre en scène des spectacles où des disciplines artistiques différentes peuvent se croiser et développer des projets pour les nouveaux médias et la télévision.

A travers l’écriture contemporaine, Principe Actif s’attache à questionner le rapport avec le spectateur, à créer de nouveaux espaces de narration, à trouver la juste mesure du signe et du sens, pour mieux saisir le monde et révéler ce qu’il nous cache.

Le collectif a mis en scène Tango / Tangage de Jean-Marie Piemme , La jeune première de Jean Pierre Dopagne, Definitivement allumé écrit et interprété par Pierre Diot , mis en scène par Benoît Nguyen Tat.

Il propose également des installations comme La bulle, un voyage immobile pour un spectateur dans une bulle de lumière.
Principe Actif s’est lancé dans l’écriture de séries et de formats courts, dont Dark Elevator en partenariat avec avec la société de production Memoire d’ Images avec qui ils ont également développé La Borne - le Grand Recyclage, un projet multiforme sur le thème du chômage mettant en réseau cinq médias : le théâtre, le web, le portable, la vidéo et la radio.

La Borne compte déjà 103 564 visiteurs sur le net. Une communauté de spectateurs se constitue chaque jour autour d’elle.


PROJECTION - rencontre

cinéma

Entrée du personnel

un film de Manuela Frésil (2011 – production Ad Libitum)

dim 25 mars à 20h30 - projection suivie d’une rencontre avec Manuela Frésil et Anne Théron

59 min - au Cinéma de la Ferme du Buisson


Ce film raconte le destin commun des ouvriers de la viande dans les grands abattoirs industriels.

Manuela Frésil s’est introduite au coeurs d’une dizaines d’abattoirs industriels français, du petit matin à la sortie d’usine, aux côtés d’ouvriers à la chaîne, qui tranchent, dépiautent, ficellent, chargent. Réalisé à partir de récits de vies de salariés et de scènes tournées dans des usines, Entrée du personnel raconte l’emballement des cadences et la répétition infernale, l’affolement des gestes quotidiens....

Avant de devenir réalisatrice, Manuela Frésil a commencé sa carrière cinématographique en tant que scénariste de fictions et de documentaires dans les années 90. Elle écrit plusieurs fictions : Traverser le jardin (1993), Seconde Épouse (1992) et La Femme de mon mari (1994) où elle s’intéresse aux conditions des femmes africaines immigrées à Paris.

À partir de 1992, elle réalise des documentaires. Avec Notre campagne en 2000, elle tente de démystifier la vie paysanne puis elle aborde en 2003 dans Si loin des bêtes la problématique de l’élevage industriel où la vie des animaux, comme celle des éleveurs, n’est plus qu’un rouage du système de production. Enfin en 2008, elle écrit le scénario du projet Abattoir où elle revient vers cet univers à travers les conditions de travail dans les grands abattoirs industriels d’Europe. Le texte de ce documentaire qui a fait l’objet d’une mise en scène théâtrale à Poitiers, devient en 2011 Entrée du personnel. Grand Prix de la Compétition Française du FID Marseille, ce documentaire lui permet d’achever ce cycle autour des conditions de travail et des conditions d’élevage animal.

Parallèlement, elle enseigne le cinéma dans plusieurs écoles et anime, dans les années 2000, des ateliers vidéo avec notamment Le GREC (Groupe de Recherches et Essais Cinématographiques). Dans le cadre de ces ateliers, elle réalisera en 2004 avec des malades psychotiques 7 plus un épilogue ou encore Voisine(s), en 2008, qui sont des lettres vidéo écrites par des femmes africaines immigrées à Paris

Distinction(s)

2012 Filmer le travail - Poitiers (France) - Compétition Internationale
2011 FID Marseille (Festival international du documentaire de Marseille) - Marseille (France) : Grand Prix de la Compétition Française

2011 États généraux du film documentaire - Lussas (France) - Expériences du regard

2011 RIDM - Rencontres internationales du documentaire de Montréal - Montréal (Canada) - Compétition internationale longs métrages
à voir Abattoir de Anne Théron & Claire Servant d’après le scénario du documentaire Entrée du personnel

sam 24 & dim 25 mars à 19h


EXPOSITION

art contemporain

plus de croissance

UN CAPITALISME IDéAL....

sam 24 et dim 25 mars de 14h à 21h

vernissage sam 24 mars à 15h

exposition du 24 mars au 22 juil

au Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson


Celui qui croit qu’une croissance infinie dans un monde fini est possible
est soit un fou, soit un économiste.

Kenneth Boulding, The Economy of Love and Fear, 1973

C’est là de la folie, pourtant il y a de la méthode là-dedans !
Shakespeare, Hamlet, env. 1599

avec Michel Blazy, Maxime Bondu, Mark Boulos, Blanca Casas Brullet, Charlie Jeffery, Toril Johannessen, Gustav Metzger, Dan Peterman, Thorsten Streichardt, Simon Starling, Superflex, Lois Weinberger
et une conférence de Simon Boudvin dim 17 juin à 15h

Ferme-modèle, la Ferme du Buisson a alimenté pendant près d’un siècle une usine-modèle : la chocolaterie Menier, qui fut l’un des plus grands empires industriels du XIXe siècle. Dès 1848, pressentant que la révolution industrielle ne pourrait s’effectuer sans une révolution sociale, la dynastie Menier tentera d’instaurer une forme de capitalisme « idéal » unique dans les annales de l’industrie. La production de chocolat croît de manière spectaculaire via les innovations techniques, architecturales et commerciales, « l’invention » de la publicité et d’une stratégie multinationale. Parallèlement, Menier milite pour un impôt sur le capital et construit une cité ouvrière offrant pour le bien-être de tous : logements, cantine, soins médicaux gratuits, école, magasins coopératifs et caisse d’épargne… « C’est ainsi que tous, nous appuyant les uns sur les autres, nous marcherons d’un élan unanime vers le progrès. C’est ainsi qu’aux révolutions et aux insurrections, fera place une évolution constante remplaçant sans cesse le bien par le mieux. »

Aujourd’hui, à l’heure où nous traversons une crise économique et écologique mondiale, peut-on encore croire à une croissance illimitée et à une économie dont le but ne serait pas la croissance pour la croissance ?
La notion de croissance, indissociable du développement de l’économie moderne, est généralement perçue comme positive, associée à la prospérité et au progrès. Le travail, la productivité, l’accumulation se sont imposés comme des valeurs sociales fondamentales et le mythe de la croissance et du développement est dorénavant partagé par les pays des cinq continents. Mais alors que le monde amorçait son virage vers le capitalisme et mettait en place un système fondé sur la démesure et le productivisme, la modernité artistique faisait sienne un tout autre credo, s’inspirant d’une sentence de l’architecte Mies Van der Rohe : less is more.

Un siècle plus tard, comment les artistes abordent-ils ce concept de croissance ? S’intéressant à l’économie, à l’urbanisme, à la physique ou à la botanique, ils en font un sujet de recherche mais aussi une manière d’interroger leurs propres méthodes de travail. Dans la lignée d’une série d’expositions réalisées en Suisse et en Allemagne en 2011*, Plus de croissance rassemble des artistes qui explorent l’ambivalence de cette notion à travers des expérimentations physiques, des cycles biologiques, des formules mathématiques ou des commentaires critiques de l’économie mondialisée. Superflex fait disparaître un célèbre fastfood américain sous les eaux, Simon Boudvin part en quête de plantes exogènes invasives poussant sur les ruines de nos villes contemporaines, Simon Starling mène le recyclage à son comble en concevant un bateau qui n’avance qu’en s’autodétruisant, Mark Boulos renvoie dos à dos les ravages de l’exploitation du pétrole dans le Delta du Niger et les spéculations dont il fait l’objet à la bourse de Chicago…

Les oeuvres incarnent aussi bien des crises locales qu’internationales mais elles proposent dans le même temps une réflexion sur la production artistique. La logique même de la croissance fait l’objet d’une appropriation par les artistes qui en exploitent à la fois les possibilités (le désir de prolifération et d’autocréation) et les limites (la saturation, l’excès, la perte de contrôle, le travail aliéné). Alors que l’économie capitaliste ignore les phénomènes de dépense improductive ou d’entropie – à savoir la non-réversibilité des transformations de l’énergie et de la matière – les artistes les placent au coeur même de leurs préoccupations pour soulever des questions tant esthétiques qu’économiques, écologiques et politiques.

*Metaphor of Growth, Kunsthalle Baseland (Bâle), Frankfurter Kunstverein (Francfort), Kunstverein Hanover (Hanovre)

Pour aller plus loin
sur le net

souffrance-et-travail.com

a-smt.org/accueil.html - association santé et médecine du travail
toitcitoyen.com

bibliographie

Travailler à armes égales. Souffrance au travail : comment réagir ?, Marie Pezé - éditions Pearson, 2011

Ils ne mouraient pas tous mais tout étaient frappés, Marie Pezé - éditions Pearson, 2008

Le deuxième corps, Marie Pezé - éditions La Dispute, 2002

Enfin je peux marcher seule, Fatima Elayoubi - éditions Bachari, 2011

Prière à la lune, Fatima Elayoubi - éditions Bachari, 2006

Travail, usure mentale, Christophe Dejours – Bayard, 2000

Le quai de Ouistreham, Florence Aubenas – éditions de l’Olivier, 2010

filmographie

La mise à mort du travail - documentaire en 3 parties de Jean-Robert Viallet disponible sur www.france3.fr

La chaîne du silence – Faits Divers / RTBF - documentaire

Entrée du personnel - Manuela Frésil / Production Ad Libitum

spectacles

(be) au boulot ! (exposition, spectacles) à la Maison des Métallos à Paris du
22 mars au 22 avril


VOIR LE COMPTE RENDU ICI :

http://a.pdc.free.fr/spip.php?article578


[1* le pass donne accès à la visite de l’exposition, à la projection-rencontre et aux installations La Borne et Umbra Viventis (sur réservation dans la limite des places disponibles)
3 propositions parmi les spectacles et la table ronde

[2familles nombreuses, personnes en situation de handicap, - de 26 ans, + de 60 ans, intermittents du spectacle, demandeurs d’emplois, bénéficiaires du RSA, collectivités, groupes de 10 personnes

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