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Assises nationales sur le harcèlement à l’École

2 et 3 mai 2011

lundi 2 mai 2011, par Jeanne HILLION

Assises nationales sur le harcèlement à l’École

Les assises nationales sur le harcèlement à l’École sont organisées les 2 et 3 mai 2011 à Paris. Ce colloque s’inscrit dans la continuité des États généraux de la sécurité à l’École d’avril 2010. Il a pour objectif de proposer des mesures concrètes pour lutter contre le harcèlement à l’École.

Les vidéos des interventions sont consultables en ligne.

Des pistes d’action pour lutter contre la violenceLes États généraux de la sécurité à l’École, réunis en Sorbonne en avril 2010, ont permis l’émergence de solutions pour faire reculer la violence en milieu scolaire.
Deux enquêtes de victimisation ont été menées depuis 2010 afin d’évaluer la réalité du vécu des élèves :

la première enquête de victimisation menée dans les écoles primaires a été réalisée par l’Unicef France et l’Observatoire international de la violence à l’École, présidé par Éric Debarbieux, auprès d’un panel de 150 écoles primaires, 12 000 enfants et 1 200 membres du personnel éducatif.
la seconde enquête de victimisation est en cours auprès de 18 000 collégiens et de l’ensemble des personnels de 300 collèges publics de France métropolitaine.
Ces deux enquêtes doivent permettre de prendre la mesure de la violence vécue par les élèves dans les établissements scolaires.

Luc Chatel a rencontré, en mars 2011, des acteurs du soin psychologique et psychiatrique ainsi que du champ éducatif. Tous sont signataires de la lettre ouverte sur le harcèlement à l’École rendue publique le 26 janvier 2011 et adressée à plusieurs ministres dont le ministre chargé de l’éducation.

Cette réunion de travail a permis de dresser un état des lieux et de soumettre des pistes d’actions. A l’issue de cette rencontre, le ministre a demandé à Éric Debarbieux, président du conseil scientifique des États généraux de la sécurité à l’École, de lui rédiger un rapport sur le harcèlement à l’École qui lui a été remis le 12 avril 2011.

Dans la continuité de ces États généraux de la sécurité à l’École, Luc Chatel a souhaité organiser les assises nationales sur le harcèlement à l’École. Elles se déroulent les 2 et 3 mai 2011 à Paris.

Les assises nationales sur le harcèlement à l’École :

Kenny, un film de fiction, réalisé par Gabriel Gonnet, en 2010 avec une classe de seconde du lycée Claude-Bernard, à Paris, doit être projeté aux Assises sur le harcèlement organisées par le ministère de l’éducation nationale les 2 et 3 mai. L’histoire d’un lycéen harcelé parce qu’il est roux.


Making Off du tournage du film d’atelier "Kenny" par Regards2banlieue

objectifs et participants

Les assises nationales sur le harcèlement à l’École ont pour objectifs :

de débattre avec l’ensemble de la communauté éducative des préconisations dont Éric Debarbieux fait état dans son rapport
de mettre en place une politique publique en matière de harcèlement
Cet événement réunit environ 300 participants et intervenants :

- recteurs
- membres du conseil scientifique des États généraux de la sécurité à l’École
- pédopsychiatres, professeurs des universités
- membres de la communauté éducative (représentants des personnels, des parents d’élèves, des organisations lycéennes)
- représentants des associations
- représentants de collectivités territoriales et parlementaires
etc.

Programme des assises nationales sur le harcèlement à l’ÉcoleLes assises nationales sur le harcèlement à l’École se déroulent les 2 et 3 mai 2011 au lycée Louis-le-Grand à Paris.

Lundi 2 mai 20118h30 - 9h00 : Accueil des participants

9h00 - 9h15 : Ouverture officielle
Animation par Emmanuel Davidenkoff, journaliste et modérateur des assises
Mot d’accueil de Patrick Gérard, recteur de l’académie de Paris
Diffusion d’un film de témoignages de victimes de harcèlement réalisé par Gabriel Gonnet

9h15 - 10h30 : Le harcèlement à l’École - État des lieux et propositions
Éric Debarbieux, président de l’Observatoire international de la violence à l’École
Marcel Rufo, pédopsychiatre, directeur médical de l’Espace méditerranéen de l’adolescence

10h30 - 11h00 : Discours de Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

11h00 - 11h30 : Pause

11h30 - 12h30 : Le harcèlement à l’École - Les politiques américaines et israéliennes
Kevin Jennings, vice-ministre adjoint à l’éducation des États-Unis
Shadmi Hana, directrice du service de psychologie et d’orientation, ministère de l’éducation, Israël

12h30 - 14h00 : Déjeuner libre

14h00 - 14h30 : Diffusion du film "Kenny", écrit et joué par les élèves du lycée Claude-Bernard, réalisé par Gabriel Gonnet et présentation des ateliers par Emmanuel Davidenkoff, journaliste et modérateur des assises

14h30 - 17h30 : Quatre ateliers thématiques en simultané
Atelier A : Comment connaître et reconnaître le harcèlement à l’École ?
Atelier B : Comment mobiliser la communauté éducative contre le harcèlement à l’École ?
Atelier C : Qui former et quelle formation pour prévenir le harcèlement à l’École ?
Atelier D : Comment lutter contre les nouvelles formes de harcèlement liées au développement des NTIC ?
Mardi 3 mai 20119h00 - 9h30 : Harcèlement à l’École
Nicole Catheline, pédopsychiatre au Centre hospitalier Henri Laborit, Poitiers

9h30 - 10h00 : Climat scolaire et harcèlement
Ron Astor, professeur à l’université de Los Angeles, Californie

10h00 - 10h45 : Utiliser les réseaux sociaux pour prévenir le harcèlement
Thomas Jäger, professeur à l’université de Landau, Allemagne
Andy Hickson, directeur d’Actionwork, Angleterre

10h45 - 11h00 : Pause

11h00 - 11h40 : Compte rendu des ateliers

11h40-11h50 : Intervention d’Éric Debarbieux, président de l’Observatoire international de la violence à l’École

11h50-12h00 : Intervention de clôture par Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

Télécharger le programme complet des assises nationales sur le harcèlement à l’École

Vous pouvez également télécharger le rapport : Refuser l’oppression
quotidienne : la
prévention du
harcèlement à l’École qui apporte

15 propositions pour lutter contre le harcèlement entre élèves à l’École
Rapport au ministre de l’éducation nationale de
la jeunesse et de la vie associative
Pr. Éric Debarbieux – Observatoire International de la
Violence à l’École – Université Bordeaux Segalen -

DÉBAT 1 : Parler du harcèlement c’est criminaliser des faits ordinaires
L’importance des microviolences a été contestée. Pour certains auteurs, en effet, il est inadmissible
d’admettre dans le genre des violences des faits comme les « paroles blessantes, grossièretés
diverses, bousculades, interpellations, humiliations ». Ce serait là une surqualification de faits
ordinaires qui pousserait à une pénalisation de la société. Cette pénalisation serait en ce qui
concerne la délinquance des mineurs et la violence à l’École le pendant sécuritaire des sociétés
libérales.
Ce n’est évidemment pas ce qui est en jeu ici. Soyons clairs : une bagarre de cour de récréation ne
crée pas le délinquant et encore moins la révolte contre une mauvaise note imméritée le futur
terroriste ! Soyons musclés : ce n’est pas parce que deux gosses se battent dans une cour de
récréation que ce sont des prédélinquants – et ce n’est pas pour cela qu’il faut les laisser faire. Ce
n’est pas parce qu’un garçon de petite section soulève la jupe d’une petite fille de son âge qu’il est
ou sera un violeur en série – même s’il convient de l’engueuler ne serait-ce que pour la dignité de la
petite fille et la sienne propre. Mais tout change lorsqu’il y a répétition de ces petits « faits », lorsque
ce sont toujours les mêmes enfants qui en sont victimes ou qui les perpétuent. Ce que la recherche
dit est que la continuité dans les mauvais traitements mêmes peu visibles a des conséquences
importantes sur les agresseurs, leurs victimes et les communautés.
Il y va dans ce mécanisme d’une « oppression quotidienne » qu’il faut combattre, et d’abord par
justice sociale. Il est quand même extraordinaire qu’il soit « progressiste » de se battre contre le
harcèlement au travail, dans une période où le suicide de nombreux cadres et employés y est
fortement relié (et reconnu comme accident du travail) et qu’il soit « réactionnaire » de lutter contre
le harcèlement à l’École. Vouloir faire de la victime une figure « de droite » participe d’une curieuse
cécité qui augmente leur victimation, et finalement est un mépris social renouvelé.

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