POIL DE CAROTTE

ASSOCIATION pour enfants tristes

Accueil > 1- VIOLENCES... > COMPRENDRE LA VIOLENCE PERVERSE > LA VIOLENCE FEMININE

LA VIOLENCE FEMININE

un positionnement différent de malvolti olivier

mercredi 16 février 2011, par Jeanne HILLION

OLIVIER MALVOTI
un des rares juriste à oser braver la vision généralisante et à nous offrir une reflexion libérée de l’image communément admise sur la violence conjugale.

Cela, contrairement aux réactions épidermiques, n’enlève rien mais alors rien du tout à l’existence de la violence masculine.

visitez le blog de notre collègue :

Juriste. Intéressé par les questions de société et plus particulièrement par les évolutions des rapports entre les sexes. Évolutions qu’il tente notamment d’analyser au travers de son expérience juridique.

http://malvoltiolivier-fg.blogspot.com/

en souriant un peu MARCEL RUFO dans l’émission ALLO RUFO répondait cette semaine à CORALIE qui se disait "assez choquée par la façon dont sa fille de 16 ans se comporte avec les garçons. Elle les trouve trop sentimentaux et malmène ses petits amis."

Réponse de Marcel Rufo :

"Je crois qu’il y a beaucoup plus qu’on ne croit, de garçons battus affectivement. On parle toujours des violences physiques et c’est justifié. C’est interdit d’être violent avec les filles. J’adhère très fort à cette définition et à cette démarche. Et, en même temps, il y a des violences affectives faites par les filles auprès des garçons qui sont très redoutables "

malvolti rejoint ce point de vue rare dans un long article que nous reproduisons avec son autorisation :

LA VIOLENCE FEMININE

/ PARTIE I

Jusqu’au XVIIIème siècle, les femmes représentaient plus d’un tiers, voire la moitié, des auteurs de crimes et délits. Depuis, la violence est devenue un fait essentiellement masculin.
Si tabou aidant, la violence féminine est peu étudiée dans les sociétés européennes, tabou au cœur du tabou, la violence conjugale féminine est un non sujet. Les chiffres étant, pour cause d’hérésie, introuvables en France ce que nous verrons dans un article I, mais pas dans les pays anglo-saxons où les études s’accumulent depuis une trentaine d’années (article II).
Dans un troisième et dernier article, nous tenterons d’esquisser les enjeux idéologiques et politiques du traitement de la violence féminine dans les sociétés européennes.

VIOLENCE CONJUGALE :

LES CHIFFRES DE MADAME PECUCHET

En ce qui concerne la violence, l’affaire semble entendue depuis l’émergence de la théorie patriarcale formulée par les féministes, voilà une quarantaine d’années : la guerre, la délinquance, le rapt des femmes, la volonté de domination et leur continuum civil que sont les violences économiques, sexuelles et conjugales envers les femmes, sont essentiellement une affaire d’hommes. Il n’est pas étonnant, dès lors, que les enquêtes françaises et européennes jugent superflu d’interroger les hommes sur les violences subies au sein de leur couple.

Il n’est pas une semaine en cette année 2010 où les violences faites aux femmes, décrétées par le gouvernement ’grande cause nationale’, ne fasse la une d’une actualité. L’actualité législative, judiciaire ou médiatique toujours illustrée des mêmes images inquiétantes de femmes molestées : mesures d’éloignement du conjoint violent renforcées par le bracelet électronique, bip d’appel d’urgence similaire à celui proposé aux invalides, multiplication des subventions et des foyers pour femmes victimes, campagnes d’information gouvernementales, régionales, départementales, municipales, préfectorales... toujours calquées sur le même modèle discriminant...

Désormais, c’est dit, écrit partout, estampillé ’Vu à la Télé’1, la plupart des hommes ont eux même, cerveau et sexe en berne, fini par l’intégrer : le genre masculin est une cause majeure du malheur des femmes. Notre société de lumière offrant la version polie d’un patriarcat s’exerçant, en tous temps et en tous lieux de la terre, sur le sexe, l’utérus et la sueur des femmes. Aussi, parler de violence féminine pourrait sembler une incongruité réservée à quelques masculinistes. Des masculinistes réactionnaires et négationnistes incapables de comprendre, que par la grâce de son univers prométhéen forgé au creuset de l’amour maternel, ’la femme est l’avenir de l’homme’.

La construction des enquêtes de victimisation ...

De fait, les chiffres de la violence ne plaident pas en faveur des hommes. Jour après jour, ils viennent confirmer la thèse patiemment distillée dans l’inconscient collectif des sociétés occidentales depuis 40 ans par le féminisme radical : si l’égalité des sexes est revendiquée, il existerait toutefois en matière de domination et d’une de ses déclinaison qu’est la violence, deux genres bien distincts : le genre doux et aimant, et le genre abuseur ... Un manichéisme qui, bien qu’issu du XIX ème siècle2 et encensée par le pétainisme triomphant, ne semble étonner personne mais qui ne pouvait qu’interpeller la juriste Marcella Iacub ou Elisabeth Badinter3. Féministe de la première heure, philosophe et historienne, Elisabeth Badinter sait, en effet, que la violence est consubstantielle à la nature humaine et non pas au genre. Elle ne pouvait donc que s’intéresser aux chiffres produits en France et en Europe sur la violence conjugale par le biais d’une critique acérée de l’Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France (ENVEFF)4, forte de ses 10 % de femmes annuellement victimes. Enquête qui de part son ampleur et son autorité, constitue une excellente illustration des méthodologies curieuses utilisées pour rendre compte du phénomène sensible de la violence conjugale. L’ENVEFF ? Elisabeth Badinter ne pouvait qu’en constater le caractère partiel et donc partial.

Des données partielles ...

Partielles, car à l’instar de la plupart des études européennes ou publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé ou le Conseil de l’Europe, cette enquête n’interroge ... que des femmes. ’On a choisi partout, délibérément, d’ignorer s’il y avait des hommes victimes’ dénonce Elisabeth Badinter tout en rapportant les propos pour le moins curieux et pourtant répandus de Marie France Irigoyen. Cette psychiatre et essayiste, dont les ’travaux’ ont inspirés la récente loi sur les violences psychologiques en couple, trouve, par contre, naturel de s’en remettre au seul ’bon sens populaire’ pour évaluer les violences subies par les hommes : ’Les hommes ? On ne les a pas sondés. On leur confère par définition le statut d’agresseurs : ils le sont dans 98% des cas’5.

Des études partiales ...

Du partiel au partial, il n’y avait qu’un pas ténu que les médias et les politiques franchissent désormais allégrement. C’est ainsi que 10 % des femmes françaises subiraient annuellement des violences. Chiffre inquiétant, mais là encore, largement déconstruit par Elisabeth Badinter. Elle montre, en effet, qu’il n’a pu être obtenu qu’au prix d’amalgames curieux puisque la plupart des actes de violences (7,6 %) sont essentiellement constitués d’insultes et de ’pressions psychologiques ou sexuelles’. Des pressions en forme de catégories fourre-tout que les campagnes de sensibilisation télévisées récentes destinées à préparer les esprits pour une loi réprimant les violences psychologiques en couple, tentent d’imputer exclusivement aux hommes. Depuis ’Le spot d’Audiart contre les violences conjugales’ diffusé en juin 2009 sur les grands médias, chacun le sait bien désormais : l’insulte ou le dénigrement, même resté à l’état de pensée, est l’acte masculin fondateur de la violence faite aux femmes.

Pour en finir sur le rapport ENVEFF, ses laudateurs n’ont pu que se féliciter de son caractère extrêmement exhaustif. Si exhaustif d’ailleurs qu’il laisserait songeur tout spécialiste du marketing sur la motivation réelle des interviewées, par téléphone, pour épuiser un questionnaire serré de 84 pages ...

Des chiffres ’réels’ contestables ...

Si l’on voit que les statistiques des enquêtes de victimisation sont largement sujettes à caution, les chiffres ’réels’ de la violence conjugale, jetés en pâture aux médias depuis des années et sensés être plus fiables, laissent, eux aussi, tout aussi perplexes. Faut-il, en effet, croire que la violence conjugale tuerait en Europe plus de femmes que les accidents de la route et les cancers réunis ? Ce qui porterait, le nombre de décès à plusieurs milliers par an pour la seule France alors que, comme le montre Elisabeth Badinter dans son article, ce chiffre grotesque, repris en boucle par tous les organismes sérieux tels le conseil de l’Europe et le législateur français, provient d’une rumeur lancée par les féministes espagnoles destinée à accréditer le renforcement des politiques de répression voire de subvention ? Faut-il alors en croire feu l’émission de TF1, ’Le Droit de Savoir’ dénombrant en 1999, 400 décès annuels ? Un chiffre gonflé et qui inspire toujours les associations féministes, en totale6 contradiction avec, celui-là même, du ministère de la justice qui bon an, mal an, recense entre 100 et 200 décès. Une bonne centaine de décès dont 30 % d’hommes ce que l’on oublie, par ailleurs, toujours de signaler sauf à les stigmatiser, une fois encore et en vrac, pour indiquer que leur décès est, dans 50 % des cas, imputable à un acte de légitime défense ? Faut-il donner crédit au ministère de la justice lui-même lorsqu’on sait qu’il n’existe, en France, aucune catégorie logicielle permettant de quantifier, sans arbitraire policier et judiciaire, les décès strictement attribuables à la violence conjugale ... ?

Une situation pseudo scientifique ...

Comme nous pouvons le constater, la France et nombre de pays européens se trouvent aujourd’hui dans une situation pré ou plutôt pseudo-scientifique où des études biaisées ne sont là que pour confirmer l’idéologie dominante et mettre sous l’étouffoir les quelques évidences dérangeantes qui parviennent à émerger. Ainsi, quid des couples lesbiens dont les études ont montré des taux de violences similaires aux couples hétérosexuels ? Quid encore de l’enquête de victimisation 2007 de l’Observatoire National de la Délinquance (O.N.D.), qui refuse de tirer les conclusions de ses propres observations lorsqu’il dénombre pour 2005 et 2006, 300.000 hommes victimes de violences physiques au sein de la famille7 ? Chiffre de 300.000 important et négligé, mais, par ailleurs, là encore et pour des raisons d’approximation méthodologique, très inférieur à la réalité8. Pourtant, la semaine qui suivit la publication de ce rapport, l’O.N.D. et une presse unanime, ne se firent l’écho que des violences faites aux seules femmes.

Aujourd’hui en France et en Europe, nous sommes donc dans une situation similaire à celle qui prévalait dans les pays anglo saxons et notamment au Canada voilà 30 ans, lorsque les féministes avançaient l’épouvantail de 300.000 mille femmes victimes annuelles9 pour le seul Québec avant d’être obligées de se rétracter sous le poids des évidences. Mais entre temps, tout comme en France et en Europe, avec de tels chiffres qui sonnent comme autant d’appels à pogrom législatif10 et judiciaire contre les hommes, le mal était fait. Toujours zélé à flatter la moitié du corps électoral tandis que l’autre moitié, tétanisée et culpabilisée, ne cesse de faire la claque, attisé par les médias abonnés au copier/coller sur un sujet aussi fédérateur11, le politique n’a de cesse d’empiler les mesures répressives en direction des hommes et de leur paternité12.

’La vérité ne triomphe jamais, mais ses adversaires finissent par mourir’. De mort naturelle, faut-il s’empresser de rajouter compte-tenu du sujet. Cette citation de Max Planck, vaut aussi pour la violence conjugale : il aura fallu attendre 30 années d’études statistiques sérieuses et documentées, pour que les lignes commencent timidement à bouger outre-atlantique. Et là, les surprises sont de taille. Elles sont non seulement statistiques mais aussi culturelles. Des surprises qui pourraient interroger le racisme latent des schémas occidentaux de libération aujourd’hui embusqués dans la pensée victimaire universaliste et sa déclinaison qu’est le féminisme radical. C’est ce que nous proposons d’exposer dans un article à suivre consacré aux données anglo saxonnes sur le sujet.

Olivier MALVOLTI

LA VIOLENCE FEMININE / PARTIE II

CACHEZ CES CHIFFRES QUE JE NE SAURAIS VOIR ...

Débutées dans l’indifférence et l’ostracisme au cours des années 80, les études américaines et canadiennes sur la violence conjugale féminine montrent aujourd’hui, une réalité toute différente à celle qui prévaut encore aujourd’hui en Europe. Sous l’accumulation des données, on constate que la violence n’a pas de genre. Toute vérité commence par un blasphème.

Sensibilisée à la question des violences faite aux femmes qui émergeait dans les années 70, Erin Pizzey fut une pionnière. Dès 1971, elle fonda le premier foyer d’hébergement pour femmes battues au Royaume-Uni. Très rapidement, elle eut la surprise de constater que 62 des 100 premières femmes hébergées étaient aussi violentes que les hommes qu’elles venaient de quitter1.

Cette première impression, confortée par 40 années de pratique portant sur plus de 5000 hébergements, n’aurait qu’une portée empirique si elle n’avait été confirmée par les 271 études recensées en 2009 par le professeur Martin Fiebert de l’Université de Californie. Études réalisées pour beaucoup, au sein des plus prestigieuses universités anglo saxonnes et plus récemment, par les organismes statistiques gouvernementaux. Portant sur un panel total de 375 000 femmes et hommes interrogées dans de nombreux pays et cultures, ces études, souvent construites selon la méthode stricte des CTS2, font émerger une vérité tout aussi dérangeante que jadis, le mouvement des planètes à l’oreille d’un inquisiteur : si l’on doit admettre des dommages physiques généralement plus graves pour les femmes, il n’en subsiste pas moins qu’en couple, les femmes sont tout aussi violentes, voire plus violentes, que les hommes. Explications et décryptage.

Des violences symétriques ...

L’enquête de victimisation (10600 hommes et 13166 femmes) lancée en 2004 par l’institut national de la statistique Canadien3 est venue confirmer la précédente étude de 1999 : au cours des 5 années précédentes, 5,7 % des hommes et 6,2 % des femmes se sont déclarés victimes de violences physiques constituées, en partie, de 2,9 % et 3 % de violences graves (coups de poing, utilisation d’objets...). Une symétrie, déjà largement décrite dans la méta analyse du professeur de psychologie John Archer4 et constatée dans de nombreux pays. Une symétrie qui se retrouve étonnamment dans des cultures très différentes considérées comme traditionnellement ’machistes’. On relève, par exemple, dans une enquête portant sur 16000 étudiants de 21 pays, un taux de victimisation au cours des douze derniers mois de 29,3 % pour les chinois, contre 25,6 % pour les chinoises, de 32,7 % chez les hommes russes contre 22,5 %, alors que 18,4 % des étudiants Brésiliens se déclaraient victimes de leurs conjointe contre 19,9 % pour les étudiantes5.

Les études récentes confirment que les femmes jeunes sont désormais, non pas aussi, mais plus violentes que leurs homologues masculins et plus particulièrement lorsqu’elles vivent en relation de concubinage6. Elles reconnaissent, elles-mêmes par exemple, avoir plus souvent recours à la contrainte physique (60 % des cas) que les hommes7. Cet écart qui semble s’accentuer dans les pays occidentaux comme le Canada ou les États-Unis, où la violence conjugale envers les femmes est en nette régression8 alors que celle subie par les hommes stagne, s’explique aisément : épousant les schémas culturels dominants, désinhibées et déculpabilisées par le discours médiatique et les multiples campagnes de sensibilisation où l’homme est systématiquement représenté sous les traits de l’agresseur, paternées par les organismes de polices et maternées par une justice bienveillante toute acquise au concept machiste d’excuse de féminité9, les femmes ont les plus grandes difficultés à identifier et à reconnaître leur violence. A contrario, les hommes, aliénés par les mêmes représentations culturelles puissantes oscillant entre le ridicule et la culpabilisation, ont une nette tendance, non seulement, à nier et à sous déclarer les violences subies mais aussi, à mieux se contrôler en cas d’agression10.

L’invention de la légitime défense ...

Sous l’accumulation des données, les féministes radicales se sont empressées de construire un contre feu qui prospère désormais en Europe. Le contre feu de la légitime défense. La violence des femmes ne serait que la réponse légitime, légale et parfois préventive aux actes d’agression et de terrorisme conjugal qu’elles subissent dans le couple. Malheureusement pour la théorie patriarcale, déjà mise à mal par les taux de violence élevés constatés chez les femmes les plus jeunes, donc chez les femmes les moins intoxiquées par le patriarcat, l’excuse absolutoire de la légitime défense aura quelque peine à justifier les nombreuses données montrant sans ambiguïté des tords équitablement répartis. Des responsabilités partagées entre les conjoints, tant dans la dynamique de la violence, que sur ses causes profondes.

Pour ce qui est de la dynamique de la violence, la méta étude réalisée en 2005 par l’université de Vancouver est sans ambiguïté. On s’explique, en effet, difficilement les raisons pour lesquelles la légitime défense pourrait justifier que les femmes reconnaissent initier la violence tout aussi souvent que les hommes (28 % contre 23 % pour les hommes), admettent donner le premier coup dans 52 % des cas (42,6 % pour les hommes) et confessent être 3 fois plus nombreuses que les hommes (11,8 % pour 4,3 %) à infliger des violences physiques sur un conjoint ... passif11.

Quand aux causes de la violence, qu’elles soient situationnelles ou issues d’un terrorisme conjugal de la part d’un partenaire, les responsabilités sont, là encore, largement réparties :

•Les violences situationnelles , sont des violences réciproques trouvant leur cause dans un ou plusieurs éléments déclencheurs. Des éléments déclencheurs tels le manque de communication, d’attention pour les femmes, les conditions de vie stressantes, la précarité et la privation d’activité professionnelle pour les hommes, la jalousie... Par construction, de part leur aspect progressif et concomitant, les violences situationnelles qui sont les plus fréquentes dans le couples (env. 60 % des cas) et génèrent, sauf caractère répétitif, les violences les moins graves, excluent toute idée de légitime défense.

•Pour le terrorisme conjugal, largement minoritaire mais seule forme de violence reconnue par les féministes radicales et toujours illustré dans l’inconscient collectif par un mâle en manque de domination qui se met à frapper pour une soupe trop froide ou une frustration sexo/professionnelle, là encore, force est de constater qu’il n’a pas de sexe. Même si dans l’Enquête Sociale Générale canadienne, on note une certaine sur représentation de femmes victimes (239100 pour 158000)13, le terrorisme conjugal touche autant les hommes que les femmes. Par ailleurs et lorsque l’on examine les ressorts profonds et individuels du terrorisme conjugal, on constate que la majorité, soit 9 des 12 facteurs de risque permettant de prédire un comportement de terrorisme conjugal chez une personne et, pour l’essentiel attribuables à des problèmes psychologiques générés par des maltraitances dans l’enfance, sont communs aux hommes et aux femmes14.

Enfin, que penser de la violences dans les couples lesbiens ? Faut-il, comme certaines féministes le suggèrent, encore, toujours et sans échappatoire possible comme c’est le cas dans toute pensée totalitaire, y voir la marque indélébile d’un patriarcat rampant15 ? Que dire alors d’une étude de 1991 portant sur 350 lesbiennes montrant des taux victimisation physiques (45 %) et sexuels (56,8%) qui n’ont rien à envier à ceux que l’on retrouve dans les couples hétérosexuels16 ?

Combien ? Combien a-t-il fallu de femmes humiliées dans les commissariats devant des policiers suspicieux et goguenards face à leur plainte pour violences sexuelles ? Inversement, combien faudra-t-il de vies brisées devant les fausses déclarations de violences et de viols avant que la parole des hommes soit prise en compte ? La réponse est simple : elle est dans les chiffres. Des chiffres qui risquent de glisser, pour longtemps probablement, sur le plumage bien huilé de la théorie patriarcale. Un sophisme à succès aux enjeux politiques et sociaux majeurs. C’est ce que nous proposons d’aborder en troisième et dernière partie de ce dossier consacré à la violence féminine.

Olivier MALVOLTI

LA VIOLENCE FEMININE / PARTIE III

LES ENJEUX IDEOLOGIQUES OU LE MIROIR ENCHANTE DES APPARENCES

Comme montré dans nos deux articles précédents, la violence conjugale est un phénomène équitablement partagé entre hommes et femmes.
La disparition du champ social de la violence féminine est symptomatique d’une société où l’utopie se serait réfugiée dans le sein accueillant d’une féminité idéalisée. Par ailleurs, le refus d’envisager la violence féminine est le signe du succès définitif, dans les lois et les esprits, de l’idéologie victimaire initiée par les féministes radicales camouflée sous le terme générique et rassurant de féminisme. Une idéologie supposant le rejet d’une société qui aurait été fondée depuis la nuit des temps, sur le patriarcat, c’est à dire sur l’exploitation des femmes par les hommes. L’enjeu politique, plus ou moins conscient mais jamais exprimé du féminisme radical, est simple : la prise de pouvoir. Comme tout sophisme qui a réussi, le féminisme radical est, aujourd’hui, en situation d’imposer sa vision messianique du monde1.

Un succès favorisé par le désarroi idéologique des sociétés occidentales et ce, au prix du retour d’un ordre moral puissant. Un ordre moral féminisé dans lequel le masculin, dévalorisé jusqu’au plus profond de la construction de son désir, est sommé de faire allégeance sous peine d’excommunication pénale.

LE CLIMAT IDEOLOGIQUE

L’annonce d’un ordre nouveau au profit de quelques vétérantes éclairées et bien décidées, grâce aux nouvelles tables de la loi dont elles sont les seules dépositaires, à délivrer la femme opprimée et, par capillarité, l’humanité souffrante, ne pouvait que prospérer dans une société de contrition. Une société dont l’analyse de l’histoire des sexes se fonde trop souvent sur des anachronismes dévalorisants pour nos ancêtres masculins. Ce climat de repentance présente, en effet, un double intérêt : une stigmatisation politiquement peu coûteuse car exclusivement orientée vers nos aïeux masculins et la quasi certitude de récupérer les intérêts composés, sous forme de discrimination positive, auprès de leurs descendants. Des héritiers masculins d’autant plus prompts à payer l’arriéré de dettes qu’on leur dit ancestrales, qu’aucun discours construit et cohérent ne vient les libérer de la honte.

Un désarroi idéologique favorable ...

Inspiré des théologies de libération marxistes de lutte des classes pour laquelle la lutte des genres est une déclinaison, nourri au terreau fertile d’une société occidentale culpabilisée et qui n’ose plus clamer frontalement la valeur messianique d’un progrès scientifique et technique séduisant mais aux nombreux effets pervers, le féminisme radical est une utopie qui présente un grand avantage sur les utopies concurrentes. Réfugiée dans la modernité de l’état libéral, n’ayant jamais affrontée, seule, le réel, l’utopie radicale n’a ni la couleur, ni la saveur, de ce qu’elle est pourtant, une idéologie en action.

C’est qu’en ces temps de méfiance généralisée pour les grandes idées, qu’espérer de mieux qu’une idéologie au crédo simple parfaitement adaptée au catéchisme télévisuel et aux indignations politiques consensuelles ? Ici avec le féminisme radical, pas de pensée compliquée et artificielle. Retour au naturel et à la biodiversité grâce à une utopie déjà faite chair dans le corps de la femme par osmose avec l’amour maternel, et ce, depuis la nuit des temps, les temps d’avant l’affaire de la pomme. En prônant la supériorité émotionnelle de la femme sur l’homme, le féminisme radical s’inscrit dans la pensée Rousseauiste d’un paradis perdu. Un paradis biologique et génétique, version contemporaine, onirique et présentable du paradis racial fredonné sous le discours chatoyant de la modernité. C’est l’utopie de la contre société, de ce miroir enchanté des apparences, tel que déconstruit par Julia Kristeva : ’Plus radicaux, les courants féministes refusent le pouvoir existant et font du deuxième sexe une contre-société. Une société féminine se constitue, sorte d’alter ego de la société officielle, dans laquelle se réfugient les espoirs de plaisir. Contre le contrat socio-symbolique sacrificiel et frustrant : la contre-société imaginée harmonieuse, sans interdits, libre et jouissive’2.

La collaboration des institutions étatiques ...

Mais en attendant ce monde idéal et apaisé où le rayonnement de la sagesse féminine éclipsera définitivement la conception masculine et mortifère de la survivance du plus fort, il faut malheureusement en passer par la phase, pénible mais nécessaire, de dictature du matriarcat. Fort opportunément, le féminisme radical s’est trouvé un allié de poids. l’État libéral et ses institutions. Un État tout heureux d’encourager la focalisation de ses assujettis sur cette culture de l’intime, de l’infime et du non dit qui a fort opportunément supplantée, depuis quelques décennies, les ennuyeuses et récalcitrantes questions sociales et politiques. Un État toujours prompt à activer, grâce à sa technique de captation des souverainetés individuelles initiée dès le moyen-âge, le transfert des instances privées de règlement des conflits au sein de ses propres institutions (police, justice, médiation pénale, associations agréées ...).

Le projet, déjà largement avancé depuis une trentaine d’année, est simple. Il s’agit d’accompagner le recalibrage des rapports sociaux au profit de la nouvelle donne économique. L’objectif est d’acter le décès de la famille clanique et patriarcale aux interactions fortes incompatibles à la nécessaire mobilité physique, émotionnelle et professionnelle des individus, à la famille à interactions et solidarités faibles. Une famille moderne et perméable, nucléaire si possible et encore mieux monoparentale plus adaptée à la nécessaire fluidité des capitaux et des entreprises. D’où les appels incessants ; sous les motivations les plus nobles il va de soi ; à se réfugier dans les bras accueillants de structures ad hoc (associations d’écoute, d’aide aux victime, numéro d’appels multiples) directement ou financièrement dépendantes des structures étatiques. Institutions où la femme et plus globalement l’individu peuvent désormais, en toute quiétude, préférer déléguer leur souveraineté à ce père symbolique, désincarné, donc parfait, que constitue l’État plutôt qu’à ce père de chair, de faiblesses et de pulsions qu’est la famille clanique. Une famille clanique, archaïque, source potentielle, on nous le dit un peu plus chaque jour, de toutes les violences physiques, psychologiques et sexuelles pour les petites filles et pour les femmes.

La moulinette à réel ...

Mais, pour transformer définitivement la jacquerie en révolution, pour transmuter les quelques bonnes idées de départ en système cohérent et infaillible, encore faut-il se procurer une jolie ’moulinette à réel’.

La moulinette à réel est un fantastique gadget ’2 en 1’, indispensable à tout faiseur de révolution, de velours fut-elle. Sa première utilité est de hacher menu toute complexité pour la transformer en une cause ultime et universelle d’explication du malheur de l’humanité. Par ailleurs, la répétition faisant plus surement l’opinion que la science, le discours ambiant sur la violence conjugale étant là pour nous le rappeler, la solution unique et répétée délivrée par la moulinette à toutes les questions, même les plus incongrues, assure la rythmique indispensable à la bonne mémorisation des comptines auprès du plus large public.

Si la moulinette à réel produisait infailliblement ’juif’ pour le nazi, ’lutte des classes’ pour le marxiste, ’main invisible’ pour le libéral et ’complexe d’œdipe’ pour le freudien, entre les mains de la féministe radicale, tous les rapports hommes/femmes, comme tous les rapports sociaux d’ailleurs, se résument à la formule magique de ’dictature du patriarcat’. Ainsi, grâce aux matriarches de Sysiphe.org, de SOS femmes et des ’Chiennes de garde’, grâce aux doublement sexy pour l’État de ’Ni Putes, Ni Soumises’ puisque doublement victimes, victimes des banlieues, victimes du machisme, toute l’histoire se décrypte désormais à l’aune de la domination patriarcale. La prostitution choisie ? Domination patriarcale : les prostituées, des victimes, n’ayant pas compris tout l’intérêt de percevoir, tel un smicard dominant de chez Renault, en un mois ce qu’elles gagnaient auparavant en quelques heures d’exploitation sexuelle. L’excision ? La moulinette est, ici aussi, formelle : ’domination masculine’. Les exciseuses, car il s’agit toujours de femmes, ne sont que les bras aliénés du patriarcat. Les insultes entre époux alors ? ’Domination masculine’ encore et toujours, car il est de notoriété publique qu’une épouse n’insulte jamais ... Idem pour la burqa ... Là, surprise... Contre toute attente, la moulinette reste muette, ou plutôt, horreur, les victimes refusent de comprendre. Re coup de moulinette alors ...

Pas de chance, ça s’agite encore sous les burqas au désir librement consenti d’aliénation ... Mais comme l’amour à ses raisons que la raison n’a pas, la loi, on la fera quand même. Une bonne loi anti hommes3, par amour pour toutes ces femmes, pour toutes ces prostituées attouchées dès l’enfance dans leur chair ou leur d’esprit, que l’aliénation patriarcale a empêché de s’aimer ... Ainsi enfin, car c’est là l’origine du problème, de l’imprégnation religieuse de nos sociétés avec ce machiste de Christ : un Homme fait dieu, tout juste bon à marcher sur l’eau pour exhiber la supériorité de son phallus ... Alors oui, inutile de parler de la pénalisation des relations sexuelles entre époux.

Naguère et encore élevé au rang d’obligation sacrée, le devoir conjugal est, grâce à la moulinette, désormais devenu légalement suspect d’être requalifié, sur simple déclaration sur l’honneur à effectuer dans un délai de dix ans par la grâce d’un tout nouvel article du code pénal, en viol conjugal aggravé4.

LE DOUBLE STANDART

Ce climat idéologique, dans lequel les féministes radicales ont désormais gagnées la bataille des chiffres et de la compassion, où l’homme, avec sa tête de crapaud, peut représenter 90 % des SDF décédant à l’âge moyen de 48 ans5 sans susciter l’émotion, ne peut que favoriser l’émergence d’un cadre législatif et judiciaire à deux vitesses. Un cadre légal où, si tous les conjoints sont égaux devant la loi, en pratique, les épouses semblent, désormais, plus égales que les hommes. Un double standard entrainant l’aggravation continue des mesures prises à l’encontre des hommes tandis qu’en parallèle, la société multiplie les causes d’exonération et de compassion pour les femmes.

La maltraitance législative et judiciaire ...

L’arsenal répressif mis en place depuis une quinzaine d’années6, est représentatif de ce double standard. Un arsenal ayant pour point d’orgue, l’instauration à demeure d’une véritable ’police de la pensée’ par la pénalisation récente des violences psychologiques entre adultes. Si officiellement les insultes entre conjoints sont visées, en réalité et à l’instar de toute la production législative sur le sujet, l’analyse des travaux parlementaires montre que, sous un habillage constitutionnellement correct, seules les insultes masculines sont réprimées7.

Du coté des tribunaux, le double standard fait aussi ses ravages. Justice pénale et familiale ne cessant de s’influencer mutuellement pour favoriser le couple moderne à interactions évanescentes. Un couple où, malgré la fiction juridique de l’autorité parentale conjointe, le père divorcé voit son rôle se résumer à faire le Spoutnik et la planche à billets autour de ses enfants et de ses émotions paternelles.

La plaisanterie courre chez les avocats : en matière de violence conjugale, combien faut-il de soupçons à un policier où à un juge pour faire une preuve ? Réponse : aucun, les allégations suffisent. Dès lors, pas étonnant dans ces affaires de l’intime où la preuve se résume à des accusations, où, à l’inverse du droit coranique, la parole d’une femme compte désormais le double de celle d’un homme, que les instructions et les décisions judiciaires n’aient pas attendu le feu vert des comités d’éthique pour appliquer la discrimination positive. Ainsi de l’explosion des gardes à vue largement alimentées par la violence conjugale : un père de famille menotté devant ses enfants et vite expédié en comparution immédiate, c’est une affaire résolue à peu de frais, donc une aubaine pour les objectifs chiffrés du commissariat8 et de l’avancement en perspective. Tant pis pour les dégâts collatéraux.

Sous l’effet de la perpétuation de schémas inadaptés à la nouvelle donne de la famille nucléaire par l’attribution quasi systématique de la garde des enfants à l’épouse, le rôle du père séparé se voit réduit à la portion congrue par la justice civile. Une portion congrue qui ne peut que favoriser les causes de violence lors d’une séparation. Un père qui divorce ne perd pas seulement son foyer mais voit, en effet, sa relation émotionnelle et intellectuelle à l’enfant désormais conditionnées à sa capacité à entretenir une relation de bonne qualité avec son ex épouse. Une ex conjointe susceptible de faire fonctionner, à tout instant et entre autres, l’arme de destruction massive du déménagement lointain pour convenances personnelles.

Mais comme tout est dans tout, qu’il n’y a pas de fumée sans feu ..., les féministes radicales viennent de trouver les synergies parfaites entre justice pénale et justice civile pour faire rendre gorge à certains hommes des derniers résidus de leur paternité. En attendant l’estampille ’Vu à la télé’, c’est déjà dit dans l’Express : ’Un mari violent n’est jamais un bon père’. Bien que cela reste à démontrer, quid des épouses violentes ? Sont-elles toujours de bonnes mères ? Oui, sans nul doute, car, comme nous l’avons largement montré, en France, il n’existe pas d’épouse violente.

L’union des contraires étant source de relation équilibrée, à la maltraitance judiciaire subie par les hommes répond la forme opposée de bien traitance pénale pour les femmes.

La dépénalisation croissante des violences féminines ...

Sans parler de ’l’excuse pénale de féminité déjà abordée dans les articles précédents, aboutissant aux États-Unis à des peines de 10 ans inférieures pour les femmes pour des crimes similaires aux hommes9, il existe toute une catégorie d’infractions plus spécifiquement féminines. Des délits, touchant souvent les plus vulnérables comme les enfants ou les personnes placées en institution, que le climat ambiant de négation de la violence féminine permet d’occulter. Une situation dont un jour, trop tard, il faudra rendre des comptes.

Des violences à enfant sous estimées ...

L’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED), à l’instar de nombreuses études internationales et comme constaté par la ministre norvégienne de l’égalité des genres, rappelle la nette sur représentation, probablement favorisée par la promiscuité certes, des femmes dans les actes de maltraitance aux enfants. Le rapport d’activité 2008 de l’ONED attribue, en effet, 53,9 %, des maltraitances aux femmes (mère + belle mère) contre 45,4 % aux hommes (pères + beau pères)10. Que penser aussi, chiffre probablement très inférieur à la réalité, des 50 agréments de nourrice retirés en 2007, pour le seul département du Rhône ? Sans évoquer les violences psychologiques exercées sur le disque tendre d’un enfant à qui il faudra souvent plusieurs vies pour se réparer et telles que romancées dans ’Vipère au Poing’, ces violences sont d’autant plus graves qu’elles contribuent largement aux comportements agressifs de l’adulte tant dénoncés par les féministes. Par ailleurs, la non reconnaissance de la violence féminine de couple, occulte dramatiquement toute la partie des traumatismes graves (assimilés aujourd’hui par les anglo-saxons aux violences sexuelles) subis par les enfants lorsqu’ils sont témoins de scènes de violence conjugale.

Mais tabou au cœur du tabou, la pédophilie féminine connait aujourd’hui la même situation d’omerta et de déni que celle qui prévalait dans l’église naguère. De son expérience de directrice d’un centre d’accueil parisien d’aide aux victimes, Martine NISSE a pu constater que les femmes initient, cautionnent et/ou participent dans 50 % des cas, aux nombreux actes de pédophilie dont elle a eu connaissance11. Et si par extraordinaire les filtres sociaux de l’excuse de féminité ne fonctionnaient pas, la femme pourra toujours invoquer devant le juge la très efficace ’excuse de dominance’ : ’Vous comprenez, Votre Honneur, j’avais peur, si peur de mon mari ...’.

En cas d’échec improbable de ces deux puissants filtres, la société nous permet d’assister, dans cette nature sexiste qui a condamné la femme à l’infamie de la procréation, à l’émergence d’une nouvelle forme de circonstance atténuante, ’l’excuse de déni de grossesse’ ou ’excuse d’aliénation à l’ordre naturel’. Ainsi, les cas d’acquittement sont multiples, de cette mère coupable de 6 infanticides et dont la peine s’est limitée à 15 ans de réclusion criminelle sans période de sureté ... Une sanction apparemment lourde mais, en tout cas, insignifiante au regard de ce qui aurait été infligé à un homme coupable de six assassinats d’enfants. Une clémence symptomatique du ’double standard’ culturel et judiciaire qui prospère à tous les niveau de la chaine de la violence.

Double standard. On ne peut, en effet, multiplier et alourdir les sanctions en direction des hommes pour cause d’incapacité à maitriser leurs pulsions agressives et sexuelles et, dans le même temps, à l’heure du contrôle des naissances libre et gratuit, minorer, dépénaliser les pulsions de maternité non assumées. Des pulsions d’autant plus graves chez les mères célibataires, dont on sait maintenant, qu’elles connaissent les taux de violence vis à vis des enfants les plus élevés.

Une dépénalisation élargie à l’ensemble des violences ...

Double standard encore en matière de violences sexuelles. Là encore et sous l’impulsion de la pensée dominante, la salutaire meilleure prise en compte des violences sexuelles à l’égard des femmes a balayé une autre forme de violence très grave : la fausse dénonciation. Déjà légalisée dans le couple marié par la pénalisation du viol entre époux, la fausse dénonciation de vengeance, de justification de perte de virginité dans les banlieues, de mythomanie, ou de simple désir pathologique de domination, est un phénomène massif. Estimé à 10 % des plaintes en France (41 % aux États-Unis), ce chiffre, déjà considérable, est probablement très sous estimé. En effet, policiers et juges ont tendance à n’acquitter que sur des preuves indiscutables rendant matériellement impossibles le viol, le doute bénéficiant rarement à l’accusé. Où sont les procès ? Bien rares et en tout cas, pour cet acte de délinquance d’autant plus odieux qu’il est commis à froid et brise tout aussi surement la vie d’un homme et de sa famille qu’un viol avéré, les poursuites exceptionnellement engagées, n’aboutissent qu’à des peines symboliques12.

Si l’objet de cette série d’articles avait été de dresser le livre noir de la violence féminine tout comme les radicales ne cessent, avec la complicité du politique et des médias, d’alimenter celui de la violence masculine, il aurait aussi fallu évoquer, d’autres délits tels que la non représentation d’enfant ou les fausses accusations de pédophilie. Mais au delà de ces délits trop ’mineurs’ pour intéresser la justice, il serait souhaitable d’évoquer une forme spécifique de délinquance qui explique, en partie, la sous représentation des femmes dans les prisons : le délit par procuration. Que penser, en effet, de toutes ces épouses ou petites amies qui profitent, en toute connaissance ou ignorance coupable, du fruit de la délinquance de leur conjoint et qui, excuse de féminité et de maternité oblige, ne sont que rarement sanctionnées ?

Mais comme le but de cette série d’article n’est pas, à la différence des féministes radicales, de proposer l’assimilation forcée pour les plus dociles ou l’apartheid pour les récalcitrants, nous terminerons par un hommage. Un hommage au féminisme tout court et non pas à cet ordre moral de contrefaçon en passe de réussir, sous le prétexte consensuel de la libération de la femme, la reprise en main des âmes et des culottes perdu en 1968 qui, parce qu’elles ne savent pas mentir, est le but ultime de tout pouvoir. Ordre moral de contrôle des culottes ou plutôt, modernité exige, ordre moral de contrôle des seuls pénis. De ces pénis que l’on sait maintenant tout justes bons à pourfendre, déchirer, envahir par contrainte, malice ou surprise, l’intime le plus vulnérable de la femme. Oui des seuls pénis, depuis que le féminisme radical et l’occident laïque ont, de concert, réussi à faire transférer discrètement tous les espoirs légitimes de sacré et de transcendance au cœur de ce temple de l’Amour, du Parfait et du Bien que constitue, désormais, le seul sexe féminin.

Un hommage. Un hommage, car à la différence des hommes, tout à leur somnolence satisfaite de princes consorts, le travail acharné du féminisme a permis aux femmes de réinventer un pacte identitaire compatible avec les mutations rapides de la société. Un pacte qui, comme dans toute prise de conscience, nécessitait préalablement la reconnaissance de leur souffrance notamment dans le domaine de la vie conjugale et par extrapolation, de leur souffrance sociale. Les féministes ont ainsi contribué à mettre à jour une réalité autrefois considérée comme relevant de l’intime et du non dit : le couple, la famille, est aussi un lieu de dangers puisqu’on y dénombre la moitié des violences que peuvent subir les individus au cours de leur vie. Une prise de conscience qui a contribué, dans les pays occidentaux, au reflux des violences conjugales, en tout cas pour les femmes.

Réinventer le pacte identitaire, c’est salutaire. Le redéfinir systématiquement contre un groupe d’individus, en l’espèce le genre masculin dont les souffrances sociales et existentielles sont tout aussi réelles, relève, par contre, d’une pensée magique, véritable insulte à la modernité que l’on prétend représenter. Si le bouc émissaire permet d’assurer la catharsis nécessaire à la cohésion d’un groupe en recherche d’identité, cette solution archaïque ne peut que favoriser une ’fracture des genres’ où les femmes se demandent ’où sont les hommes ?’ tandis que les hommes perdent leur temps à regarder plus loin. Une fracture dont il serait temps de sortir pour construire ensemble, une nouvelle forme de relation à la différence et à la citoyenneté.

Olivier MALVOLTI


Notes et références

1Par exemple, Emanuelle Millet, co produite par ARTE et ’Les Films du poisson’ : sur 10 films sur la violence conjugale, pas un seul film concerne des hommes agressés. Un des spot assimilant même la violence conjugale masculine à la torture fasciste.
2 ’... on note ensuite un renversement de tendance. Dans le courant du 19e siècle, le crime prend la construction sociale qu’on lui connaît aujourd’hui, celle d’un fait masculin. La criminalité féminine est alors considérée comme un phénomène marginal (Ludi 2000:13)’. In Eva WYSS, ’Quatrième rapport de la Commission cantonale de l’égalité’, 2006, p. 18 col. 2.
Voir aussi Robert MUNCHEMBLED, ’histoire de la violence’, Seuil. 2008.
3Elisabeth BADINTER, ’La vérité sur les violences conjugales’, l’Express, 2005. Enquête déconstruite aussi par la juriste Marcella Iacub et le démographe Hervé le Bras. (lien).
4Maryse JASPARD et autres, ’Enquête Nationale sur les Violences Faites aux Femmes en France’ (ENVEFF). INED. 2001.
5In Elisabeth BADINTER, ’La vérité sur les violences conjugales’, préc. P. 2.
6Notamment sur le site ’SOS FEMMES’
7Observatoire National de la Délinquance, ’Enquête de victimisation 2007, synthèse’, p.1
8Comme l’explique le chercheur Denis Laroche de Statistiques Canada, l’enquête française de l’OND se fonde sur une méthode peu fiable qui laisse une trop grande part à la subjectivité. Les études ayant, en effet, largement démontré un seuil de perception de la violence nettement plus faible chez les femmes que chez les hommes.
Une étude Suisse portant sur 200 hommes victimes note que sur les 10 % des victimes de violences graves ou ayant eu peur pour leur vie ’Aucun des hommes ... n’a porté plainte’. L’étude rajoute ’Certaines formes de violence sont si normales dans la vie d’un homme qu’elles ne sont pas perçues comme telles et que ceux qui les ont subies ne s’en souviennent pas toujours’ ... ou ’les refoulent telles les violences sexuelles’. Eva WYSS, ’Quatrième rapport de la Commission cantonale de l’égalité’, préc., p. 18 col. 1. et p. 20 col. 1
9En fait et par extrapolation de l’échantillon, d’après l’institut National de la statistique Canadien, en 2004, 36800 femmes (35300 hommes) se déclaraient victimes de leur conjoint ou ex conjoint au cours des 12 derniers mois pour le seul Québec. In Denis LAROCHE, Enquête Sociale Générale (E.S.G.), ’Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004’, p.18 tab. 2.2.
10Ainsi, on pourrait multiplier les exemples, de l’exposé des motifs de la loi n°2006-399 du 4 avril 2006 étendant notamment les mesures d’expulsion du conjoint violent aux personnes pacsées : après une introduction ’constitutionnellement correcte’ parlant indifféremment de conjoints violents, il suffit de quelques lignes au rapporteur de la loi pour désigner clairement le coupable : l’homme. Quelques lignes truffées d’informations fausses (400 décès annuels, 48000 femmes violées, 10 % de femmes annuellement violentées) tirées du lobying féministe. Allant crescendo, ne s’embarrassant même plus de textes constitutionnellement corrects, la proposition de loi pénalisant les violences psychologiques au sein du couple s’intitule sans complexe Proposition de loi renforçant ... la répression des violences faites aux femmes’, les hommes n’étant pas susceptibles, visiblement, de subir des violences psychologiques.
11Une étude américaine réalisée sur 785 homicides entre 1984 et 1992 à montré que 79 % des crimes masculins sont reportés dans la presse contre 50 % pour les crimes féminins. Chaque crime masculin étaient en moyenne couvert par 3,6 articles contre 1,7 article pour les crimes féminins. In, Murray A. Straus ’Thirty years ... partners violence ...’, p. 19
12Dès 1994, création d’une circonstance aggravante en matière de violence conjugale. Loi n°2004-439 du 26 mai 2004 art. 221-1 du code civil : Éloignement du conjoint violent, loi n°2006-399 du 4 avril 2006 art. 11 : viol entre époux, loi n°2006-399 du 4 avril 2006, art. 7, extension de la notion de la violence conjugale aux pacsés. Ass. Nat. texte n° 428 du 25 fév. 2010 Proposition de loi renforçant ... la répression des violences faites aux femmes’. art. 3 bis. : pénalisation des violences psychologiques au sein du couple et mise en place de système de radio protection ...
Publié par fg à l’adresse 04:37
Libellés : conjugale, féminin, violence

pour la partie 2 Notes et références :

1 Erin PIZZEY, ’My vieuw on domestic violence’, 2008, préc.
2CTS ou Conflict Tactic Scale : mode d’enquête le plus fiable reposant sur l’emploi d’une liste de comportements concrets (avez-vous lancé un objet ? donné une gifle ? un coup de poing ...?), par opposition à une évaluation subjective variant en fonction des individus, des cultures et du genre et telle que souvent utilisée dans les enquêtes Européennes (avez-vous été victime de violence ...?). Voir aussi note 8 en article 1, où l’on constate que la France utilise des méthodes beaucoup moins fiables.
3 / Denis LAROCHE, Enquête Sociale Générale (E.S.G.), ’Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004’
4 / J. ARCHER, Méta étude portant sur 82 études, University of Central Lancashire, 2000
5 / Les taux élevés de violence sont essentiellement liés, comme nous le verrons, à la jeunesse du panel : plus les couples sont jeunes et plus les taux de violence sont élevés. Ko Ling CHAN et autres, ’Prevalence of Dating Partner Violence ... worlwide’, tableau 2.
6 / Murray A. STRAUS et autres, ’The relation of criminality and dominance ... in four eastern nations’ p.11, sous ’Gender Differences In Perpetration And Injury Rates’
7 / Denis LAROCHE, E.S.G., préc., p. 21 col 2. et aussi, Ignacio Luis RAMIREZ et autres, ’Gender Symétrie ... in Mexico and USA’, 2007, p. 6.
8 On constate au Canada notamment une baisse de - 44 % des violences graves faites aux femmes sur la période 1993/2003, in Denis LAROCHE, E.S.G., préc. p. 23.
9Dans le très peu suspect de sympathie masculinistes rapport National Violence Against Women survey (NVAW) publié en 2000, enquête de victimisation conduite par le ministère américain de la justice sur 16000 personnes des deux sexes, on remarque non seulement que les hommes déposent nettement moins plainte que les femmes en cas d’agression physique (13,5 % contre 26,7 %) mais aussi et surtout et sans que cela interroge vraiment, que 34 % des hommes dénoncés sont arrêtés contre 12 % des femmes, que 27 % sont conduits devant un tribunal contre 4,3 % des femmes, et qu’ils sont condamnées dans 13 % des cas alors que les chiffres de condamnation des femmes sont tellement insignifiants que l’on ne juge même pas utile de les mentionner ... NVAW, 2000 tab. 20 p. 57.
Par ailleurs, une étude du ministère de la justice américain analysant les peines prononcées sur 540 meurtres conjugaux aux États-Units (318 femmes et 222 hommes) montre que les femmes sont, pour les mêmes crimes, condamnées en moyenne à une peine de prison inférieure de 10 ans à celle prononcée à l’encontre des hommes. Le rapport conclue par la formule sibylline ’pas d’explication des raisons pour lesquelles les peines de prisons prononcées étaient, en moyenne, de 10 ans inférieures pour les épouses accusées que pour les hommes’.
10 / Donald G. DUTTON T, Tonia L. NICOLLS, ’The gender paradigm in domestic violence ...’, 2005, ’In fact, considerable evidence suggests that there are strong social prohibitions inhibiting men from aggressing against women (e.g. Chivalry ; Arias & Johnson, 1989 ; Archer, 2000a), legal sanctions against men who transgress (the U.S. Violence Against Women Act of 1994 : (VAWA) ; Brown, 2004), p. 683 § 2. and fewer social prohibitions inhibiting women from aggressing against men’. Voir aussi p. 684 note 1 où, quelques que soient les cultures, hommes et femmes confondus, trouvent plus normal qu’une femme batte un homme que l’inverse et ce, dans des proportions non équivoques.
11 / In Donald G. DUTTON, Tonia L. NICOLLS, ’The gender paradigm in domestic violence ...’, préc. pp. 687/688. Par ailleurs, les chiffres donnés sont les plus consensuels : certaines études citées donnent des taux d’initiative de la violence bien plus élevés pour les femmes. Voir aussi, E.S.G., préc. pp. 21/22
12 / E.S.G., préc, p. 35.
Violences situationnelles aussi décrites sous le terme de schismogénèse complémentaire par le psychologue Québecois Yvon DALLAIRE.
13 / Une sur représentation en partie liée au meilleur seuil de tolérance des hommes à la violence et à la taille des échantillons retenus puisqu’ils concerne des populations respectives de 646 000 femmes et 539 800 hommes victimes au cours des 5 années précédant l’enquête, toutes violences confondues. E.S.G., préc., p. 40 et 41.
14 / Rose A. MEDEIROS et autres, ’The relation of criminality and dominance to physical assault ...’. 2006. Etude portant sur un échantillon 854 étudiants de pays de l’est, p. 22.
15 / Vanessa Watremez, ’La violence des femmes et des lesbiennes ...’, 2005, § 25 et s. Les lesbiennes seraient violentes parce-qu’elles auraient intériorisé les archétypes de dominance masculine ... En somme, les lesbiennes, ne seraient pas vraiment des femmes.
16 / New York, ’Lesbian, Gay, ... Domestic Violence Report 2003/2004’

pour la partie 3 :

Notes et références

1Par exemple, Emanuelle Millet, co produite par ARTE et ’Les Films du poisson’ : sur 10 films sur la violence conjugale, pas un seul film concerne des hommes agressés. Un des spot assimilant même la violence conjugale masculine à la torture fasciste.
2 ’... on note ensuite un renversement de tendance. Dans le courant du 19e siècle, le crime prend la construction sociale qu’on lui connaît aujourd’hui, celle d’un fait masculin. La criminalité féminine est alors considérée comme un phénomène marginal (Ludi 2000:13)’. In Eva WYSS, ’Quatrième rapport de la Commission cantonale de l’égalité’, 2006, p. 18 col. 2.
Voir aussi Robert MUNCHEMBLED, ’histoire de la violence’, Seuil. 2008.
3Elisabeth BADINTER, ’La vérité sur les violences conjugales’, l’Express, 2005. Enquête déconstruite aussi par la juriste Marcella Iacub et le démographe Hervé le Bras. (lien).
4Maryse JASPARD et autres, ’Enquête Nationale sur les Violences Faites aux Femmes en France’ (ENVEFF). INED. 2001.
5In Elisabeth BADINTER, ’La vérité sur les violences conjugales’, préc. P. 2.
6Notamment sur le site ’SOS FEMMES’
7Observatoire National de la Délinquance, ’Enquête de victimisation 2007, synthèse’, p.1
8Comme l’explique le chercheur Denis Laroche de Statistiques Canada, l’enquête française de l’OND se fonde sur une méthode peu fiable qui laisse une trop grande part à la subjectivité. Les études ayant, en effet, largement démontré un seuil de perception de la violence nettement plus faible chez les femmes que chez les hommes.
Une étude Suisse portant sur 200 hommes victimes note que sur les 10 % des victimes de violences graves ou ayant eu peur pour leur vie ’Aucun des hommes ... n’a porté plainte’. L’étude rajoute ’Certaines formes de violence sont si normales dans la vie d’un homme qu’elles ne sont pas perçues comme telles et que ceux qui les ont subies ne s’en souviennent pas toujours’ ... ou ’les refoulent telles les violences sexuelles’. Eva WYSS, ’Quatrième rapport de la Commission cantonale de l’égalité’, préc., p. 18 col. 1. et p. 20 col. 1
9En fait et par extrapolation de l’échantillon, d’après l’institut National de la statistique Canadien, en 2004, 36800 femmes (35300 hommes) se déclaraient victimes de leur conjoint ou ex conjoint au cours des 12 derniers mois pour le seul Québec. In Denis LAROCHE, Enquête Sociale Générale (E.S.G.), ’Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004’, p.18 tab. 2.2.
10Ainsi, on pourrait multiplier les exemples, de l’exposé des motifs de la loi n°2006-399 du 4 avril 2006 étendant notamment les mesures d’expulsion du conjoint violent aux personnes pacsées : après une introduction ’constitutionnellement correcte’ parlant indifféremment de conjoints violents, il suffit de quelques lignes au rapporteur de la loi pour désigner clairement le coupable : l’homme. Quelques lignes truffées d’informations fausses (400 décès annuels, 48000 femmes violées, 10 % de femmes annuellement violentées) tirées du lobying féministe. Allant crescendo, ne s’embarrassant même plus de textes constitutionnellement corrects, la proposition de loi pénalisant les violences psychologiques au sein du couple s’intitule sans complexe Proposition de loi renforçant ... la répression des violences faites aux femmes’, les hommes n’étant pas susceptibles, visiblement, de subir des violences psychologiques.
11Une étude américaine réalisée sur 785 homicides entre 1984 et 1992 à montré que 79 % des crimes masculins sont reportés dans la presse contre 50 % pour les crimes féminins. Chaque crime masculin étaient en moyenne couvert par 3,6 articles contre 1,7 article pour les crimes féminins. In, Murray A. Straus ’Thirty years ... partners violence ...’, p. 19
12Dès 1994, création d’une circonstance aggravante en matière de violence conjugale. Loi n°2004-439 du 26 mai 2004 art. 221-1 du code civil : Éloignement du conjoint violent, loi n°2006-399 du 4 avril 2006 art. 11 : viol entre époux, loi n°2006-399 du 4 avril 2006, art. 7, extension de la notion de la violence conjugale aux pacsés. Ass. Nat. texte n° 428 du 25 fév. 2010 Proposition de loi renforçant ... la répression des violences faites aux femmes’. art. 3 bis. : pénalisation des violences psychologiques au sein du couple et mise en place de système de radio protection ...

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.